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La Belgique redoute que les Catalans en exil à Bruxelles n'inspirent les Flamands

Des drapeaux catalans au côté d'un drapeau flamand lors d'une manifestation de maires catalans à Bruxelles, le 7 novembre 2017.
Des drapeaux catalans au côté d'un drapeau flamand lors d'une manifestation de maires catalans à Bruxelles, le 7 novembre 2017. Emmanuel Dunand, AFP

La présence à Bruxelles du président catalan déchu Carles Puigdemont exacerbe les tensions entre Wallons et Flamands indépendantistes, obligeant le Premier ministre belge Charles Michel à sortir du silence.

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"Il y a une crise politique en Espagne et pas en Belgique", a tranché le Premier ministre belge Charles Michel, mercredi 8 novembre, lors d'une réunion avec les députés. Une façon de clarifier la position officielle du gouvernement fédéral avec la scène internationale qui voit Bruxelles comme la ville refuge qui a accueilli plusieurs ex-responsables catalans, dont Carles Puigdemont.

Le Premier ministre belge, qui ne s'était jusqu'alors pas exprimé sur le sujet depuis l'arrivée du président catalan destitué le 30 octobre, a aussi tenu à répondre aux inquiétudes des députés, dont les questions se sont focalisées sur l'impact de la crise en Catalogne sur la Belgique.

Soutien du parti nationaliste flamand à la cause catalane

Il entend ainsi empêcher une éventuelle propagation des velléités indépendantistes sur la scène intérieure, alors que les nationalistes flamands de la N-VA multiplient les marques de soutien à la cause catalane. Le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a estimé que "Madrid" était "allé trop loin" dans sa gestion de la crise catalane. "Nous avons un interlocuteur, c'est Madrid", a rétorqué le Premier ministre.

Mais la proximité ne s'arrête pas là. Lors de la conférence des bourgmestres catalans à Bruxelles mardi, Carles Puigdemont, visé par un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, a tenu à remercier spécialement ses "amis flamands de la N-VA", dont certains étaient avaient répondu présents à l'invitation.

Respect de l'État de droit

Le Premier ministre belge a également souligné le fait que le gouvernement n'avait fait aucune démarche pour susciter l'arrivée de Carles Puigdemont en Belgique. "Il n'y a pas de sous-citoyen, il n'y a pas non plus de privilège" dans le traitement de ce dossier, "le gouvernement respecte l'État de droit et la séparation des pouvoirs. Tout citoyen doit répondre de ses actes", a-t-il ajouté.

Ses propos ont été salués par le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui approuve le respect de la Belgique "pour l’État de droit et donc pour l’indépendance des juges belges et espagnols".

De leur côté, les dirigeants catalans en exil à Bruxelles attendent l’examen par la justice belge des mandats d’arrêt européens les visant. La procédure pourrait durer plusieurs mois.

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