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Irak - Syrie : combien de jihadistes français sur place ? Combien sont revenus ?

François Mollins, procureur de la République de Paris, évoquant les "revenants" sur France Info, le vendredi 10 novembre 2017.
François Mollins, procureur de la République de Paris, évoquant les "revenants" sur France Info, le vendredi 10 novembre 2017. France 24 - Capture d'écran Francetvinfo

Avec la chute des derniers bastions de l’organisation État islamique, se pose la question des revenants, ces Français partis combattre en Syrie et en Irak. Le président français veut évaluer chaque situation "au cas par cas". Mais combien sont-ils ?

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La prise des derniers bastions de l'organisation État islamique (EI) en Syrie soulève la question du retour des jihadistes français partis combattre dans la zone irako-syrienne.

Le président Macron était interrogé mercredi 8 novembre à Abu Dhabi à ce sujet sur France 2. Il a déclaré que les conditions d'un retour en France des femmes et enfants de jihadistes français capturés en Irak et Syrie seraient examinées "au cas par cas".

Mais combien sont les Français dans la zone irako-syrienne ? Le procureur de Paris, François Molins, chargé des questions terroristes, invité de France Info, vendredi 10 novembre, a communiqué quelques chiffres.

Combien de Français en Syrie ou en Irak ?

• 690 Français sont dans la zone irako-syrienne, dont :

  • 295 femmes
  • 28 mineurs combattants de plus de 15 ans
  • sans compter les 400 mineurs de moins de 15 ans, non combattants.

Combien de combattants français sont revenus dans l'Hexagone ?

On dénombre 398 individus, parmi lesquels :

  • 260 sont en détention provisoire
  • 138 sous contrôle judiciaire renforcé

Selon le procureur Molins, la majorité des combattants français sur place sont tentés de rester dans la zone, vu le traitement judiciaire qu'ils encourent en France. Et pour ceux qui sont revenus ou tentés de revenir (dont de nombreuses veuves avec enfants), il estime qu'il y a plus de déçus que de véritables repentis.

Le magistrat approuve la méthode du "cas par cas", qu'il dit être "pragmatique et pleine de bon sens".

Les mineurs de plus 13 ans seront tous judiciarisés, c'est-à-dire interpellés et entendus dès leur retour en France.

Pour les mineurs de moins de 13 ans, des solutions éducatives seront mises en place (centres spécialisés ou familles d'accueil pour les plus jeunes).

>> À lire : Nicole Belloubet dévoile Rive, un nouveau dispositif de déradicalisation

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