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Le Quai d’Orsay pense Hariri libre à Riyad, Aoun demande son retour au Liban

Saad Hariri, lors d'une conférence de presse au Liban, le 20 octobre 2016.
Saad Hariri, lors d'une conférence de presse au Liban, le 20 octobre 2016. AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pense que le Premier ministre démissionnaire Saad Hariri est "libre de ses mouvements" en Arabie saoudite. Le président libanais, Michel Aoun, réclame son retour au pays.

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Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri ne serait pas retenu à Riyad, selon une déclaration, vendredi 10 novembre, du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. "On pense qu'il est libre de ses mouvements et il importe que lui-même fasse ses choix", a déclaré le chef de la diplomatie française sur Europe 1.

"Le sujet qui nous préoccupe, c'est la stabilité du Liban et qu'il y ait une solution politique qui se mette en place rapidement", a indiqué le ministre français.

Saad Hariri a annoncé, il y a une semaine, sa démission du poste de Premier ministre depuis l'Arabie saoudite, ajoutant qu'il disait craindre pour sa vie.

Les circonstances "inacceptables" de la démission

De son côté, le président libanais, Michel Aoun, a informé, vendredi, l'émissaire saoudien au Liban qu'il souhaitait que Saad Hariri rentre dans son pays, rapporte la chaîne de télévision Al Djadid. Le chef d'État a également affirmé qu'il jugeait "inacceptables" les circonstances de la démission de Saad Hariri. Par ailleurs, des médias libanais et des membres de la classe politique estiment que le Premier ministre a été contraint de prendre cette décision, qu'il n'était pas libre de ses mouvements.

Le dirigeant du Hezbollah, le cheikh Hassan Nasrallah, a quant à lui déclaré que l'Arabie saoudite avait déclaré la guerre au Liban et à son mouvement et retenait Hariri contre sa volonté. Dans une allocution télévisée, il a dit voir dans la démission de Hariri "une intervention saoudienne sans précédent" dans la vie politique libanaise et a demandé le retour du Premier ministre, dont la démission n'a selon lui aucune valeur. Il a accusé les Saoudiens de vouloir imposer au Liban un Premier ministre de leur choix et de pousser Israël à attaquer le Liban.

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Lors d'une visite surprise à Riyad, la situation au Liban était en outre au menu des discussions entre Emmanuel Macron avec le prince-héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, jeudi soir.

Quelques heures auparavant, à Dubaï, le chef de l'État avait fait savoir que Hariri n'avait formulé aucune demande pour venir en France, démentant les rumeurs de ces derniers jours faisant état de sa possible venue à Paris.

Avec AFP et Reuters

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