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Audrey Azoulay confirmée à la tête de l'Unesco

La directrice générale élue de l'Unesco, Audrey Azoulay, s'est exprimée suite à son élection vendredi 10 novembre.
La directrice générale élue de l'Unesco, Audrey Azoulay, s'est exprimée suite à son élection vendredi 10 novembre. Eric Feferberg, AFP

L'ancienne ministre de la Culture de François Hollande, Audrey Azoulay, a été formellement élue vendredi directrice générale de l'Unesco. Elle aura la lourde tâche d'apaiser les dissensions qui minent l'institution.

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C'était la dernière formalité. La Française Audrey Azoulay a été formellement élue vendredi 10 novembre à la tête de l'Unesco. L'ancienne ministre de la Culture de François Hollande prendra la tête de l'institution onusienne pour l'éducation, la science et la culture. La tâche sera cependant rude, car l'Unesco est minée par les conflits internes et les difficultés financières, encore aggravées par le départ des États-Unis et d'Israël, annoncés le mois dernier.

>> À lire aussi : Audrey Azoulay à la tête de l'Unesco : de la fiction à la réalité

Deuxième femme à la tête de l'organisation onusienne, après la Bulgare Irina Bokova à laquelle elle succède, Audrey Azoulay a recueilli 131 voix en sa faveur et 19 contre, pour 184 votants et, in fine, 150 exprimés (10 absents, 24 nuls). La majorité requise était de 76. Elle sera officiellement investie dans ses nouvelles fonctions le 13 novembre lors d'une cérémonie à 15h au siège de l'organisation, à Paris.

Des tensions à apaiser

Elle aura pour première tâche de restaurer l'autorité d'une institution devenue peu audible.

"La culture est souvent prise à partie dans des conflits politiques", déplore Vincent Defourny, porte-parole de l'Unesco, au micro de France 24. "Et l'Unesco est malheureusement devenue le champ de bataille de ces conflits."

Audrey Azoulay s'est donc fixée pour mission de dépolitiser l'institution. Face aux défections des États-Unis et d'Israël, elle prône une ouverture et un dialogue à même de convaincre les candidats au départ de revenir sur leur décision.

"Pour moi il est très important que l'Unesco garde sa porte ouverte, continue à travailler avec les sociétés civiles des États membres, et je pense que ce sera l'intérêt à la fois de l'organisation et de ces pays que de continuer à travailler dans cet agenda collectif", a-t-elle déclaré devant la presse au siège de l'institution, à Paris.

Pour l'historien François Chaubet, spécialiste de l'institution, Audrey Azoulay dispose de moyens pour faire revenir les États-Unis dans le giron de l'Unesco : "Elle doit insister sur des projets consensuels comme la préservation des patrimoines et notamment les sites détruits au Moyen-Orient", explique-t-il à France 24.

Les États-Unis avaient déjà quitté l'Unesco une première fois en 1984. La bouderie, aux motifs politiques, avait duré deux décennies. Audrey Azoulay espère faire mieux : "Aucun État ne peut répondre seul" aux défis que sont la montée de l'obscurantisme, les menaces de conflit, l'extrémisme violent, la destruction de l'environnement, le défi climatique, les tentations populistes, a averti la directrice générale élue.

Avec Reuters

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