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Saad Hariri "retenu" en Arabie saoudite : le président libanais veut des éclaircissements

Le président libanais Michel Aoun, ici en visite à Paris fin septembre 2017, estime que son Premier ministre est "retenu" en Arabie saoudite.
Le président libanais Michel Aoun, ici en visite à Paris fin septembre 2017, estime que son Premier ministre est "retenu" en Arabie saoudite. Stéphane Mahe / Pool, AFP

Le président libanais Michel Aoun a demandé des "éclaircissements" à Riyad concernant le séjour prolongé de Saad Hariri dans le pays. Le Premier ministre libanais n'est toujours pas revenu au Liban depuis sa démission annoncée le 4 novembre.

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Le président libanais Michel Aoun a appelé samedi 11 novembre l'Arabie saoudite à "éclaircir les raisons" qui entravent le retour au Liban du Premier ministre Saad Hariri, dont la démission choc depuis la capitale saoudienne Riyad le 4 novembre a entraîné une nouvelle crise politique dans le pays.

Le chef de l'État a "invité l'Arabie saoudite (...) à éclaircir les raisons qui entravent le retour de M. Hariri au Liban", indique la présidence dans un communiqué.

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"Toute position ou mesure qu'il a pu prendre ou qui lui sont imputées (...) sont le résultat de la situation ambiguë et trouble qu'il est en train de vivre en Arabie saoudite, et ne peuvent pas être prises en considération", a indiqué Michel Aoun, qui refuse d'accepter cette démission et attend de rencontrer Saad Hariri pour en discuter avec lui.

Le Liban, "théâtre de conflits par procuration"

En annoncant sa démission sur la chaîne à capitaux saoudiens Al Arabiya, Saad Hariri avait dénoncé la "mainmise" de l'Iran et du parti chiite libanais du Hezbollah, membre de son gouvernement, sur les affaires intérieures du Liban.

>> À lire aussi : Le Hezbollah, milice libanaise devenue acteur incontournable au Moyen-Orient

Vendredi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé l'Arabie saoudite de "détenir" Saad Hariri, qui a la double nationalité saoudienne et libanaise. "On lui interdit jusqu'à ce moment de rentrer au Liban", a-t-il lancé. Le Premier ministre libanais ne s'est pas exprimé sur ces propos ni sur sa démission depuis le 4 novembre.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a mis en garde vendredi "toute partie, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, qui utiliserait le Liban comme théâtre de conflits par procuration".

Avec AFP

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