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Dans la presse

"Le Yémen, otage de l'Iran et de l'Arabie saoudite"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 13 novembre, la visite de Donald Trump aux Philippines, à l’occasion du sommet de l’Asean. Les spéculations sur la situation du Premier ministre libanais Saad Hariri. Et la guerre au Yémen, conflit oublié des médias.

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On commence cette revue de presse internationale aux Philippines, ultime étape du marathon asiatique de Donald Trump, qui a rendez-vous ce matin avec le président philippin, Rodrigo Duterte.

Le président américain est arrivé hier en fin de journée à Manille, où il a dîné avec son homologue, l’occasion pour The Philippine Daily Inquirer, d’exercer ses redoutables talents d’investigation, comme son nom l’indique, le journal étant parvenu à mettre la main sur le menu de la soirée, scrupuleusement détaillé à la Une: spécialités locales accompagnées de sauce tamarin, «bistek sushi», et flan au caramel philippin - voilà pour les agapes. Pour le reste, le quotidien annonce que le président américain se dit prêt à jouer les médiateurs dans les conflits territoriaux en mer de Chine méridionale, à l’occasion du sommet de l’Asean, l’association des nations d’Asie du sud-est, auquel il est invité, mais qu’il n’interviendra pas, en revanche, sur la question des violations de droits de l’Homme dont est accusé Rodrigo Duterte, dans sa campagne contre la drogue, qui a entraîné la mort de milliers de personnes. Trump et Duterte, dont The Financial Times compare les parcours – tous deux étant parvenus au pouvoir l’année dernière, portés par une façon «iconoclaste» de faire de la politique, et des discours «directs et souvent vulgaires», l’un et l’autre affichant la même détestation de Barack Obama, traité publiquement de «fils de pute», par le président philippin. The Financial Times se demande aussi quelles seront les conséquences, pour les relations entre les Etats-Unis et les Philippines, du changement de stratégie annoncé par Rodrigo Duterte, qui a déclaré vouloir prendre ses distances avec l’historique allié américain, en faveur de liens plus étroits avec la Chine et la Russie.

Le sommet de l’Asean, auquel assiste également le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. Le rendez-vous est décidément placé sous le signe de la gastronomie, puisque le site Quartz rapporte que ce dernier n’a pas manqué de s'arrêter, peu après son arrivée, hier, dans une chaine de restauration rapide de Manille, très prisée des Philippins – où il aurait commandé un poulet frit, et un dessert aux framboises, n’oubliant pas, au passage, de signer des dizaines d’autographes et de se faire prendre en photo avec quelques-unes des centaines de personnes qui s’étaient massées pour l’accueillir - à voir du côté du Manila Times, où Justin Trudeau apparaît davantage comme une rock star en tournée, que comme un dirigeant politique en visite officielle. «Un aimant à foule», commente amoureusement la légende - une passion qu’on ne partage visiblement pas dans les plus hauts rangs de la politique philippine, puisqu’aucun entretien officiel n’est prévu entre Rodrigo Duterte et Justin Trudeau, qui a déclaré, quelques heures avant son départ pour le Philippines, à propos de leur président: les «préoccupations qu’on pourrait avoir au niveau des droits humains, c’est toujours des choses qu’on pourrait souligner, si j’ai l’opportunité de jaser avec lui».

Au Liban, les rumeurs persistent autour de la situation du Premier ministre Saad Hariri, qui a promis hier, depuis Riyad, qu’il rentrerait à Beyrouth «très prochainement». D’après L’Orient Le Jour, c’est sur un ton «nettement moins virulent que (lors de) l’annonce de sa démission», que Saad Hariri a qualifiée de «choc positif» nécessaire, qu’il aurait plaidé en faveur d’un «rééquilibrage» de la politique libanaise, «loin de l’influence de plus en plus pesante», selon lui, de l’Iran, par l’intermédiaire du Hezbollah. Pour le chercheur libanais Sami Atallah, qui s’exprime dans Le Figaro, le Liban entre probablement dans «la fin du “haririsme”, avec l’affaiblissement paradoxal de la communauté sunnite sur laquelle l'Arabie saoudite pensait s'appuyer». «L'impression générale, commente-t-il, est que Mohamed Ben Salman, le nouvel homme fort du royaume saoudien, trouvera certainement de nouveaux alliés pour alimenter sa confrontation ouverte avec le Hezbollah et l'Iran, dont la vocation est surtout interne: resserrer les rangs dans la monarchie face à un ennemi commun, sans préoccupation pour les conséquences sur le Liban lui-même ». La confrontation entre l’Arabie saoudite et l’Iran par Liban interposé, à voir pour terminer, avec le dessin de Willem, pour Libération: « Ne touchez pas au Liban », disent l’une et l’autre.

Cette confrontation se poursuit aussi au Yémen, qui s’enfonce dans la pénurie et la famine. L’oubli médiatique de cette guerre a amené The Independent à consacrer une série de reportages à ses victimes – victimes des bombardements, mais aussi de la pénurie de médicaments et de denrées alimentaires, à la suite, notamment, du blocus organisé par l’Arabie saoudite. Cette crise humanitaire ouche en premier lieu les enfants, particulièrement exposés. L’une d’entre eux, Jabrah Ali Shamla, 11 ans, fait ce matin la Une du journal. Elle vient de succomber à ses blessures, après avoir été victime de tirs croisés, qui l’ont touchée à la tête, alors qu’elle dormait dans son lit, dans la maison de ses parents à Mantaba, dans la province d’Al Jawf.

 

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