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Dans la presse

"A Raqqa, l'incroyable exfiltration des djihadistes"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 15 novembre, l’intervention télévision diffusée cette nuit, d’officiers zimbabwéens clamant vouloir chasser «les criminels du pouvoir», mais pas le président Mugabe. Les révélations de la BBC sur la fuite organisée par les FDS de centaines de djihadistes de Raqqa. Celles de CNN sur des ventes aux esclaves en Libye. Et le mariage gay en bonne voie en Australie.

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Au menu de cette revue de presse internationale, l’intervention télévisé, diffusée cette nuit, d’officiers de l'armée du Zimbabwe, qui ont annoncé être intervenus pour éliminer des «criminels» proches de Robert Mugabe.

Ces derniers ont démenti toute tentative de coup d'Etat contre le président, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 1980. Hier, pourtant, le parti présidentiel, la Zanu-PF, accusait déjà le chef de l'armée, le général Constantino Chiwenga de «trahison» et dénonçait sa volonté de «perturber la paix nationale» et d’«encourager au soulèvement», après que celui-ci avait publiquement dénoncé, la veille, la décision de Robert Mugabe de limoger le vice-président Mnangagwa, menaçant d’intervenir si la «purge» ne cessait pas. Les accusations du parti présidentiel, que relaie The Chronicle, un quotidien lié au pouvoir, tandis que The Herald, également proche de la présidence, met en garde quiconque chercherait à déstabiliser Robert Mugabe. Le journal publie, quant à lui, l’appel de la jeune garde du président zimbabwéen regroupée dans le mouvement Génération 40, qui a volé au secours du président dès hier, déclarant vouloir «protéger (la) révolution, comme les Turcs ont empêché des forces de sécurité d'interférer avec le gouvernement élu». La Génération 40, qui est, par ailleurs, très liée à l’épouse de Mugabe, Grace Mugabe, accusée par ses détracteurs d’avoir lancé une OPA sur la succession de son époux – stratégie qui aurait conduit au limogeage du vice-président, selon eux.

Au menu, également, ces révélations de nos confrères de la BBC, qui affirment que près de 250 djihadistes ont réussir à fuir Raqqa grâce à une trêve négociée avec les forces démocratiques syriennes, les FDS, sous le regard de la coalition internationale. Cette exfiltration avait déjà été évoquée ces dernières semaines, mais sans la somme de preuves et de témoignages recueillis par les reporters de la télé publique britannique, qui ont rencontré des dizaines de personnes faisant partie de ce convoi, ainsi que des soldats ayant négocié l’accord. D’après la BBC, des dizaines de combattants étrangers seraient ainsi parvenus à quitter Raqqa, et à trouver refuge dans d’autres régions de la Syrie toujours contrôlées par le groupe Etat islamique, voire en Turquie. Parmi eux, des Français, dont l’un serait désormais réfugié à Idlib, dans l’ouest de la Syrie. Ce dernier affirme notamment avoir fait partie d’un groupe composé presque exclusivement de Français, dont certains auraient reçu pour mission de revenir en France pour y mener de nouvelles attaques.

 

Pourquoi la coalition internationale les aurait-elle laissé s’enfuir ? D’après Le Figaro, les Américains auraient accepté leur fuite en contrepartie d’un site pétrolier majeur, le champ d'al-Omar, le plus important de Syrie, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Deir ez-Zor, reprise aux djihadistes par le régime syrien, avant les FDS, début novembre - une situation qui aurait conduit les Russes à déployer des mercenaires pour garder les installations pétrolières reprises au groupe Etat islamique. Le Figaro affirme qu’«en vertu d'un accord arraché à Bachar el-Assad, Moscou devrait rafler l'essentiel de la production pétrolière dans la Syrie de demain, laissant aux Iraniens les minerais, l'agriculture et certaines activités de raffinage».

 

Révélations, également, de CNN, qui a filmé des ventes aux enchères d’êtres humains en Libye. Alors que l’ONU alerte sur la détérioration des conditions de détention des migrants et des réfugiés dans le pays, où ils seraient confrontés à des situations «inhumaines», la chaîne de télévision américaine en a apporté la preuve par l’image, montrant des migrants venus d’Afrique subsaharienne, attendant, en file indienne, de trouver acheteur. Prix de ces hommes, destinés à devenir des esclaves: entre 400 et 800 dollars, selon CNN, qui a filmé des passeurs reconvertis en commerçants, qui vendent leur «marchandise», argument de vente à l’appui: «Ils sont forts et bons pour le travail à la ferme».

 

Un mot, pour terminer, du vote des Australiens en faveur du mariage homosexuel, qui devrait déboucher sur l’adoption d’une loi «avant Noël», selon le gouvernement. La nouvelle a donné lieu à des scènes de liesse à Sydney, où des milliers de personnes, dont certaines habillées en robe blanche de mariage ou en costume trois-pièces, s’étaient rassemblées dans un parc pour assister à l’annonce en direct des résultats – à voir du côté du Sydney Morning Herald, qui estime que «l’amour a vaincu», mais dit attendre que cette «victoire morale» se traduise dans la loi, pour fêter l’événement pour de bon.

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