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Pour "faire face à l'Iran", Israël tend la main à l'Arabie saoudite

Gadi Eisenkot, le 16 février 2015, à Jérusalem.
Gadi Eisenkot, le 16 février 2015, à Jérusalem. Menahem Kahana, AFP

Dans un contexte de fortes tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, le chef d’état-major israélien a déclaré, jeudi, que l'État hébreu était prêt à partager des informations avec Riyad, car les deux pays ont "des intérêts en commun".

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Le chef d’état-major israélien, Gadi Eisenkot, a déclaré, dans un entretien publié jeudi 16 novembre sur le site d'information d'un média arabe, qu’Israël était prêt à collaborer et échanger des informations avec l’Arabie saoudite dans le but de "faire face à l’Iran".

Cette déclaration, confirmée auprès de l’AFP par un responsable de l'armée israélienne, survient dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite.

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Si l’Iran est le grand ennemi d’Israël, ce dernier n’a pas de relation diplomatique avec Riyad. Mais les dirigeants israéliens répètent à l'envi que l'influence grandissante de l'Iran au Proche et Moyen-Orient et les inquiétudes qu'elle suscite parmi certains pays de la région créent une nouvelle convergence d'intérêts. Ils laissent entendre qu'elle pourrait conduire à une reconfiguration diplomatique dans une région où seuls deux pays arabes ont fait la paix avec Israël.

L'État hébreu s'alarme des activités nucléaires iraniennes et du danger que Téhéran, engagé militairement au côté du régime de Bachar al-Assad, n'établisse un nouveau front près des frontières israéliennes et ne trace un croissant stratégique continu passant par l'Irak, la Syrie et le Liban jusqu'à la Méditerranée. L'Iran soutient un autre des grands ennemis d'Israël, le Hezbollah chiite libanais.

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À la suite de la démission choc du Premier ministre libanais, Saad Hariri, annoncée le 4 novembre à Riyad, le Hezbollah et l'Iran ont accusé l'Arabie saoudite de pousser Israël à attaquer le Liban.

Avec AFP

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