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La communauté internationale inquiète des suites du coup de force au Zimbabwe

Un habitant d'Harare lisant la presse au lendemain du coup de force de l'armée au Zimbabwe.
Un habitant d'Harare lisant la presse au lendemain du coup de force de l'armée au Zimbabwe. AFP

Après le coup de force de l'armée au Zimbabwe, l'Union africaine exhorte les militaires à "se soumettre à la légalité constitutionnelle". De son côté, l'Union européenne appelle au "dialogue" en vue d'une "résolution pacifique".

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Après le coup de force de l’armée du Zimbabwe, à l'issue duquel le président Robert Mugabe a été placé en résidence surveillée, la communauté internationale multiplie les appels au respect de l’ordre constitutionnel.

En première ligne : l’Union africaine, dont la commission exécutive se refuse, à l’heure actuelle, de parler d’un putsch. "Nous, en tant qu’Union africaine, nous sommes contre tout changement de pouvoir anticonstitutionnel, nous avons des informations selon lesquelles Robert Mugabe et sa famille sont sains et saufs, a indiqué mercredi Moussa Faki Mahamat, le président de la commission, au micro de France 24. En l’état actuel, le président zimbabwéen est toujours président du Zimbabwe, donc je ne pense pas que ce soit un coup d’État."

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Organe suprême de l’organisation continentale, la présidence de l’UA exercée par Alpha Condé se montre moins prudente. Mercredi, le chef de l'État guinéen a en effet dénoncé "ce qui apparaît comme un coup d'État" au Zimbabwe, et sommé les militaires de "se soumettre à la légalité constitutionnelle". "L'Union africaine exprime sa grande préoccupation face à la situation qui se déroule au Zimbabwe, où manifestement des soldats tentent de prendre le pouvoir par la force", a-t-il fait savoir via un communiqué de la présidence guinéenne.

Autre voix importante et influente dans la région : celle de Jacob Zuma. Le président de l’Afrique du Sud voisine plaide pour un règlement à l’amiable. "J’ai pris la décision d’envoyer des émissaires sur place pour entrer en contact avec les chefs des forces armées qui ont mené ces opérations mais aussi pour rencontrer le président Mugabe pour que nous ayons une vision plus claire de la situation au Zimbabwe", a-t-il fait savoir lors d’une allocution télévisée.

"Sans violences"

L'Union européenne s'est dit préoccupée par la situation et a appelé au "dialogue" en vue d'une "résolution pacifique", par la voix d'une porte-parole des services extérieurs de l'UE. "Nous appelons toutes les parties concernées à passer de la confrontation au dialogue avec pour objectif une résolution pacifique", a déclaré cette porte-parole, Catherine Ray.

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Même son de cloche à Paris, où la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a appelé au "respect des aspirations légitimes du peuple zimbabwéen". "Nous encourageons toutes les parties à rechercher une solution dans ce cadre et sans violences", a fait savoir le Quai d'Orsay.

Le gouvernement de Londres a estimé mercredi que les derniers bouleversements au Zimbabwe, ancienne colonie britannique, pouvaient constituer un motif "d'espoir" pour la population, tout en mettant en garde contre une "transition qui verrait un tyran non élu remplacé par un autre".

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a affirmé que "tout ce que le Royaume-Uni a toujours voulu, c'est que les Zimbabwéens puissent décider de leur avenir lors d'élections libres et justes. L'ambition dévorante de Mugabe les a privés de ce droit".

Avec AFP

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