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Liban : Saad Hariri a présenté sa démission au président Aoun, qui lui a demandé "de patienter"

Le Premier ministre démissionaire du Liban, Saad Hariri (droite), et le président libanais Michel Aoun (gauche) le 22 novembre à Beyrouth.
Le Premier ministre démissionaire du Liban, Saad Hariri (droite), et le président libanais Michel Aoun (gauche) le 22 novembre à Beyrouth. AFP

Le Premier ministre démissionnaire libanais, Saad Hariri, a annoncé mercredi qu'il suspendait sa démission à la demande du président Michel Aoun pour permettre une poursuite du dialogue.

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Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, est rentré à Beyrouth, près de trois semaines après sa démission surprise annoncée depuis l'Arabie saoudite. Il a assisté, mercredi 22 novembre, à la parade militaire de la fête nationale aux côtés du président Michel Aoun, avec qui il s'est entretenu à la mi-journée.

"J'ai discuté de ma démission avec le président de la République qui m'a enjoint d'attendre avant de la présenter (...) pour permettre davantage de consultations (...) j'ai accepté cette requête", a indiqué Saad Hariri après un entretien avec Michel Aoun.

Le Premier ministre a par la suite harangué ses soutiens devant son domicile à Beyrouth. "Je reste avec vous. Nous allons continuer, ensemble, à être la première ligne de défense du Liban et de sa stabilité", a-t-il lancé à la foule.

Discours de Saad Hariri devant ses soutiens

Clarifier sa position

Saad Hariri avait quitté la France la veille pour se rendre au Caire, où il s'est entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, puis à Chypre, avant de revenir au Liban. Nombre de Libanais doutaient de son retour après sa démission le 4 novembre dans des circonstances mystérieuses. Mercredi, il devrait notamment clarifier sa position sur sa démission, intervenue dans un contexte de tensions entre l'Arabie saoudite, parrain de Saad Hariri, et l'Iran, soutien de son grand rival, le Hezbollah chiite.

Lors de l'annonce de sa démission, Saad Hariri avait accusé l'Iran et le Hezbollah de déstabiliser son pays, et craindre pour sa vie.

"Traiter avec le Liban nécessite beaucoup de sagesse"

Dans son discours traditionnel la veille de la fête de l'Indépendance, le président Michel Aoun a appelé les Libanais à "l'unité" et à s'éloigner de la dissension. Celle-ci "provoquerait une destruction totale qui n'épargnerait personne", a-t-il prévenu. Il s'est également adressé à la Ligue arabe, qui a accusé le Hezbollah "de financer et d'entraîner des groupes terroristes" dans des pays de la région. "Traiter avec le Liban nécessite beaucoup de sagesse, sinon cela le pousserait vers l'embrasement", a prévenu Michel Aoun.

De nombreux pays s'étaient inquiétés des retombées du bras de fer Riyad-Téhéran sur le Liban, pays aux équilibres fragiles et habitué aux crises politiques.

Avec AFP

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