Accéder au contenu principal

Il existe un village dans l’Arkansas où l’on balance des dindes depuis un avion chaque année

Darrell Gulin/Corbis

Une sombre histoire de dindes, de haine, de rivalité et de tradition. On attend la série Netflix.

Publicité

Dans l’Arkansas, au sud des États-Unis, on ne peut pas vraiment dire que le lancer de dinde soit un sport national. Excepté dans le village de Yellville, où la tradition – mais d’où vient-elle donc ? – veut que chaque année, depuis plus de cinquante ans, à l’automne, on balance des dindes depuis un avion en plein vol. Des dindes vivantes.

VOIR AUSSI : Au Sri Lanka, les riches s'offrent désormais des éléphants comme animaux de compagnie

Lors de ce festival, nommé Turkey Trot, un pilote anonyme (surnommé le Pilote Fantôme) s’élève avec son engin à des centaines de mètres au-dessus du sol, d'où il envoie plusieurs oiseaux valdinguer dans les airs. Il arrive que les dindes s'écrasent par terre mais, régulièrement, elles survivent à l'atterrissage. En 2016, une douzaine d'entre elles ont été lancées et deux sont mortes en touchant le sol. Une fois les dindes lâchées dans les airs, les festivaliers partent à la recherche de ces pauvres volailles dans une sorte de grande quête commune.

Dans cette petite ville d'à peine plus d'un millier d'habitants où il y a peu d’animation, le festival est "la plus grande attraction" de l’année, comme le souligne une interviewée dans le reportage ci-dessus. La date et la source de ce document nous sont inconnues, mais on peut bien y sentir que ce festival, c'est le grand moment de folie annuelle de Yellville. La PETA, l'association internationale de défense des animaux, s'engage chaque année contre ce festival et sa cruauté envers les dindes. Ils ont également publié un reportage cette année.

Mais cette année, le Turkey Trot, qui a eu lieu le 14 octobre, a été émaillé de débats et de polémiques un peu plus importantes qu'à l'habitude. En 2016, plusieurs groupes de défense des animaux se sont emparés du sujet, notamment sur les réseaux sociaux où la page Facebook du festival avait été envahie par des opposants. Puis un article de blog très critique envers le festival avait été publié sur le site de l'Arkansas Times et était devenu viral.

Bref. En cette édition 2017, un climat terrible régnait donc sur la petite ville de Yellville où, rappelons-le encore une fois au cas où ce n'était pas clair, on a l’habitude de jeter gaiement des dindes depuis des avions. L'Associated Press, ainsi que la chaîne de télévision locale WREG-TV, ont même suivi l'affaire. De sorte que la FAA, l’administration chargée de l’aviation civile, saisie par un militant des droits des animaux peu avant le festival, a été forcée de réagir.

Celle-ci vient tout juste de rendre son verdict, dans un entretien au HuffPost daté du samedi 18 novembre : "Notre régulation ne se préoccupe que des 'objets' et spécifie qu'ils peuvent être envoyés depuis un avion à partir du moment où il n'y pas de danger pour les personnes ou propriétés au sol", explique le porte-parole de l'administration. "Dans ce cas, les enquêteurs ont déterminé que le pilote ne violait pas les règles de prudence de la FAA parce que les dindes étaient lancées près d'un parc ou d'un ruisseau."

Bon, personnellement, je pense que c'est le communiqué, le statement, comme disent les anglophones, le plus lunaire que j'ai lu. C'est histoire va au-delà de mon entendement. J'espère toutefois qu'un jour viendra où les dindes prendront leur envol et ne mettront plus jamais les pieds dans le terrifiant village de Yellville, Arkansas.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.