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L'ambassadeur iranien confirme les "relations amicales" entre la France et l’Iran

L'ambassadeur d'Iran à Paris, Abolghassem Delfi, sur le plateau de France 24, le 22 novembre 2017.
L'ambassadeur d'Iran à Paris, Abolghassem Delfi, sur le plateau de France 24, le 22 novembre 2017. Capture écran France 24

L’ambassadeur iranien à Paris, Abolghassem Delfi, a affirmé sur France 24 que la France et l'Iran entretenaient une "relation amicale, dans un contexte de coopération", annonçant une probable rencontre entre Macron et Rohani mi-décembre à Paris.

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Interrogé par France 24 mercredi 22 novembre, l’ambassadeur iranien à Paris, Abolghassem Delfi, a tenu à rassurer sur les relations bilatérales entre la France et l’Iran dans un contexte de crispation entre les deux pays. "Nous avons une relation amicale dans un contexte de coopération avec la France basée sur des intérêts mutuels de part et d’autre. Le dialogue est le canal de notre approche avec la France et ce dialogue va continuer", a-t-il assuré.

Une rencontre bilatérale entre le président iranien Hassan Rohani et Emmanuel Macron pourrait être "envisagée" en marge du sommet climat du 12 décembre, a annoncé l’ambassadeur.

"Le dialogue est le canal de notre approche avec la France"

L'Iran a critiqué plusieurs fois la France après des déclarations d’Emmanuel Macron le 17 novembre sur la stratégie régionale de Téhéran jugée "agressive" et "sa politique balistique" qualifiée de "non maîtrisée".

Sur France 24, Abolghassem Delfi a regretté que la France s’inquiète des activités balistique de l’Iran. "La question balistique est une question de défense nationale de l’Iran" a-t-il expliqué. "Nous vivons dans une région dangereuse et très sensible, avec des pays comme l’Arabie saoudite et ses 80 milliards d’achat militaires" a insisté l'ambassadeur.

Des activités balistiques "à visée nationale"

Une inquiétude qui se justifie selon lui par l’expérience iranienne des huit années de guerre avec l'Irak de Saddam Hussein, entre 1980 et 1988. "À l’époque nous avions demandé au monde de nous aider, de nous donner le minimum de facilité pour se défendre, mais personne ne l’a fait. Nous avons décidé depuis de compter sur nous-même" a-t-il expliqué.

"Notre défense aujourd’hui est à visée totalement nationale, dans le but unique de se défendre" a-t-il indiqué, ajoutant que l’Iran n’avait "pas d’intention hégémonique sur d’autres pays de la région". "Nos conseillers en Irak et en Syrie ont été envoyés à la demande des gouvernements de ces pays" a-t-il justifié, refusant de confirmer une quelconque intervention iranienne au Yémen, contrairement aux accusations de la Ligue arabe.

Le Hezbollah "rempart" contre l’EI au Liban

Invité à s’exprimer sur le retour de Saad Hariri à Beyrouth, Abolghassem Delfi a ajouté que "le calme et la paix" au Liban étaient "nécessaires pour la région". "La situation intérieure du Liban appartient aux Libanais" a-t-il estimé, dénonçant les "ingérences saoudiennes".

"Pourquoi l'Arabie saoudite empêche le calme et la sécurité au Liban ?"

Rejetant les accusations de mainmise de l’Iran et du Hezbollah sur le Liban, formulées par Saad Hariri, l’ambassadeur a qualifié le Hezbollah "d’arme de défense des Libanais" face à l’organisation de l’État islamique.

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