Accéder au contenu principal

Libye : Emmanuel Macron qualifie de "crime contre l'humanité" les faits d'esclavage

"Je souhaite aller beaucoup plus loin dans la lutte contre les trafiquants", a déclaré Emmanuel Macron mercredi 22 novembre 2017.
"Je souhaite aller beaucoup plus loin dans la lutte contre les trafiquants", a déclaré Emmanuel Macron mercredi 22 novembre 2017. Philippe Wojazer, AFP

Emmanuel Macron a qualifié mercredi de "crimes contre l'humanité" les exactions commises contre des migrants en Libye. La semaine dernière, des images diffusées sur CNN avaient révélé l'existence d'un marché aux esclaves près de Tripoli.

PUBLICITÉ

Le président Emmanuel Macron a qualifié, mercredi 22 novembre, de "crimes contre l'humanité" la vente de migrants africains comme esclaves en Libye, et a confirmé que la France avait appelé à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Ce qui a été révélé relève bien de la traite des êtres humains, c'est un crime contre l'humanité", a jugé le chef de l'État français lors d'une conférence de presse à Paris aux côtés du président de l'Union africaine Alpha Condé. La semaine dernière, un documentaire choc de la chaîne de télévision américaine CNN avait révélé l'existence d'un marché aux esclaves près de Tripoli, vivement dénoncé en Afrique et en Europe.

>> À lire aussi : Esclavage : au-delà du cas libyen, un fléau mondial

Emmanuel Macron a confirmé l'annonce faite par le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, un peu plus tôt, que la France prenait "l'initiative au Conseil de sécurité" de l'ONU en demandant une réunion sur ce sujet.

"La dénonciation par la France est sans appel", a-t-il précisé. "La France prend aujourd'hui l'initiative d'organiser une démarche au sein du Conseil de sécurité sur la situation des migrants en Libye (...), qui doit conduire à des résolutions concrètes."

"Je souhaite que nous puissions aller beaucoup plus loin dans la lutte contre les trafiquants qui commettent de tels crimes et coopérer avec tous les pays de la région pour démanteler ces réseaux", a-t-il ajouté, en appelant à l'adoption de "sanctions contre les trafiquants".

Depuis la chute en 2011 du régime du colonel Kadhafi, les passeurs, profitant du vide sécuritaire en Libye, font miroiter à des dizaines de milliers de migrants un passage vers l'Italie qui se trouve à 300 kilomètres des côtes libyennes.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.