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Ratko Mladic reconnu coupable de génocide par le Tribunal pour l'ex-Yougoslavie

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, est accusé d'avoir entrepris le "nettoyage ethnique" d'une partie de la Bosnie.
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, est accusé d'avoir entrepris le "nettoyage ethnique" d'une partie de la Bosnie. Peter Dejong, Pool, AFP

Ratko Mladic, chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre de 1992-1995, a été reconnu coupable, mercredi, de génocide et crimes contre l'humanité. Le Tribunal pour l'ex-Yougoslavie l'a condamné à la réclusion à perpétuité.

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Plus de vingt après la fin des combats, le 22 novembre marque une décision pénale historique sur le conflit en ex-Yougoslavie. le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à La Haye, a condamné Ratko Mladic à perpétuité.

Âgé de 74 ans, l'ex-chef militaire des Serbes était poursuivi pour génocide et crimes contre l'humanité notamment  pour son rôle dans le massacre de 8 000 hommes et garçons musulmans en juillet 1995 à Srebrenica et dans le siège de
Sarajevo (10
 000 morts).

L'ancien officier a été évacué de la salle d'audience avant la lecture du verdict après avoir crié : "Vous êtes tous des menteurs !" aux magistrats.

"Partiellement satisfaite"

À l'annonce du verdict, les mères de Srebrenica réunies au mémorial de Potari ont applaudi, pleuré et se sont agrippées. "Je rends grâce à Dieu, au nom de nos fils !", a lâché l'une d'elles.

"Je suis partiellement satisfaite. C'est plus que pour [Radovan] Karadzic. Mais ils ne l'ont pas reconnu coupable de l'accusation de génocide dans plusieurs villages", a, de son côté, déclaré Munira Subasic, la présidente de l'association des mères des enclaves de Srebrenica et de Zepa, à l'AFP.

Dans une allocution prononcée après la condamnation de Ratko Mladic, le président serbe, Aleksandar Vucic, a appelé ses compatriotes à "regarder vers l'avenir". "Commençons à regarder vers l'avenir, à penser à nos enfants, à la paix, à la stabilité dans la région", a-t-il dit. Il faut "revitaliser les usines, inaugurer des bâtiments au lieu de nous étouffer dans les larmes du passé", a-t-il recommandé.

Déni de culpabilité

Le procès de Ratko Mladic avait commencé en 2011 après son arrestation en Serbie. Au cours de son procès, l'ancien chef militaire n'a jamais concédé une once de culpabilité, même s'il s'est dit "désolé pour chaque innocent tué dans tous les camps, dans toutes les communautés ethniques de l'ex-Yougoslavie".

Il s'agit du dernier verdict prononcé par le tribunal mis en place par les Nations unies en 1993. Il disparaîtra en effet le 31 décembre après avoir mis en accusation 161 personnes pour des crimes de guerre commis dans les Balkans.

Avec AFP

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