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Afrique

Attentat dans le Nord-Sinaï : plus de 300 morts, le président égyptien promet une réponse "brutale"

© AFP | L'attentat a visé la mosquée al-Rawdah, dans la ville de Bir al-Abd, en pleine prière du vendredi.

Vidéo par Ethan HAJJI , Pierre LE DUFF

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/11/2017

Au moins 305 personnes, dont 27 enfants, sont mortes dans une attaque visant une mosquée de la péninsule du Sinaï, dans le nord de l'Égypte, vendredi. Le gouvernement, qui a décrété trois jours de deuil national, a promis une réponse "brutale".

C'est l'attaque terroriste la plus meurtrière jamais survenue en Égypte : un attentat à la bombe visant une mosquée de la péninsule du Sinaï, dans le nord de l'Égypte, a fait au moins 305 morts, dont 27 enfants, a indiqué samedi 25 novembre le parquet égyptien. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.

L'attaque a eu lieu dans un village de la province du Nord-Sinaï
© France 24

L'attaque a eu lieu en pleine prière du vendredi à la mosquée al-Rawda dans le village de Bir al-Abed, à l'ouest d'Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï, région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste État islamique (EI). Selon la police égyptienne, après l'attaque à la bombe, des hommes ont ouvert le feu sur des fidèles, parmi lesquels se trouvaient notamment des conscrits de l'armée.

Les alentours de la mosquée peu après l'attaque

Selon les informations du correspondant de France 24 en Égypte, les assaillants ont ensuite incendié des véhicules devant la mosquée et bloqué les voies d'accès au bâtiment, afin de retarder l'arrivée des secours. Les blessés ont finalement été transportés vers les hôpitaux de la région.

Le Sinaï, une région constamment secouée par des attaques

Aucune revendication n'a encore été faite à ce stade, mais les regards sont rivés vers l'EI. Un chef d'un groupe bédouin qui combat l'EI a ainsi déclaré à l'AFP que cette mosquée était connue comme un lieu de rassemblement de soufis, adeptes d'un courant mystique de l'islam considéré comme hérétique par le groupe terroriste.

Après l'attaque de la mosquée, le président Abdel Fattah al-Sissi a promis une réponse "brutale". Sur la même ligne, l'ambassadeur d'Égypte en France, Ehab Badawy, a déclaré sur France 24 que l'attaque "ne resterait pas sans réponse". Évaluant à 1 500 le nombre de terroristes dans la région, le diplomate a dit espérer un Nord-Sinaï "propre" d'ici quelques mois.

Ehab Badawi, ambassadeur d'Égypte en France

L'armée égyptienne a lancé des frappes aériennes, vendredi soir, dans le nord du Sinaï, ont rapporté des témoins et des responsables des services de sécurité. Elles se concentrent sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al-Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraient.

"Horrible et lâche"

Après l'attentat, les réactions ont afflué du monde entier. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et le Conseil de sécurité ont fermement condamné cette "attaque lâche et odieuse".

Dans un communiqué, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit a condamné un "crime horrible qui confirme que la vraie religion de l'islam est innocente par rapport à ceux qui épousent l'idéologie terroriste extrémiste".

De son côté, le président américain, Donald Trump, a dénoncé sur Twitter une attaque "horrible et lâche".

En France, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a exprimé son "effroi" et a témoigné de la solidarité de son pays avec l'Égypte. "Nous continuerons à faire front commun dans la lutte contre le terrorisme et le fanatisme", ajoute-t-il dans un communiqué.

Plaque-tournante de la contrebande, d'armes notamment, le Nord-Sinaï, qui s'étend à l'est du canal de Suez vers la bande de Gaza et Israël, est un casse-tête sécuritaire pour les autorités égyptiennes.

Sissi y a renforcé la présence militaire et obtenu le ralliement de chefs de tribus bédouines. Mais les islamistes armés résistent. En 2014, l'un de ces groupes, l'Ansar Bayt al Maqdis, a rompu avec Al-Qaïda et fait allégeance à l'EI.

Conséquence de l'attentat de vendredi, le passage frontalier entre l'Égypte et la bande de Gaza qui devait rouvrir samedi pour trois jours restera fermé jusqu'à nouvel ordre, a indiqué vendredi à l'AFP un responsable palestinien.

Avec AFP, Reuters et AP

Première publication : 24/11/2017

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