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Même face au Japon, le XV de France ne sait plus gagner

Les Bleus ont été accroché à domicile par le Japon.
Les Bleus ont été accroché à domicile par le Japon. Lionel Bonaventure, AFP

Sur le reculoir durant 80 minutes, les Bleus ont concédé un match nul miraculeux face au Japon (23-23). Triste épilogue pour ce XV de France, qui n'aura gagné aucun de ses quatre test-matches de novembre. La crise couve dans le rugby français.

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Le cataclysme a été évité : le XV de France de Guy Novès est passé tout proche d'une septième défaite de suite en concédant un nul heureux samedi contre le Japon (23-23) en clôture des tests de novembre, qui le plonge un peu plus dans le doute.

La série de six revers, dont cinq test-matches, une première depuis 35 ans, se sera donc arrêtée sur la pelouse synthétique et sous le toit couvert de la U Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), salle de spectacles flambant neuve inaugurée pour l'occasion en version rugby.

Mais il s'en est fallu de très peu : principalement de la transformation manquée par l'ouvreur Yu Tamura de l'essai de Asaeli Ai Valu (73e, 23-23), qui avait permis aux Brave Blossoms d'égaliser dans une enceinte incrédule.

Un nul conclu sous les sifflets de la U Arena, dont une partie du public s'est également moquée de son équipe : "Remboursez, remboursez" en fin de match, après "on se fait ch..., on se fait ch..." en première période.

Sans les 13 points au pied de François Trinh-Duc, le XV de France ne s'en serait sans doute pas sorti par la toute petite porte.

Le niveau actuel des Bleus, incapables de s'imposer face aux meilleures nations mondiales (18-38 contre les All Blacks et 17-18 face à l'Afrique du Sud ce mois-ci) et qui doivent batailler face à une équipe du "Tier 2", le deuxième groupe mondial, inquiète, tant les Japonais ont bien plus proposé, par leur jeu rapide et de mouvement.

Samedi, leurs deux grosses occasions en première période ont symbolisé leurs lacunes actuelles en attaque : fébrilité et manque de clairvoyance.

Au bord du gouffre

Teddy Thomas s'est d'abord montré trop gourmand, tardant à faire la passe, finalement en-avant, pour envoyer Damian Penaud à l'essai (6e).

Sur la deuxième, Baptiste Serin a d'abord choisi le mauvais côté sur sa percée, puis la passe sautée de Guilhem Guirado a annulé un surnombre, avant un en-avant devant l'en-but de Sekou Macalou (18e). Et dans la foulée, ballon enterré à la suite de la pénaltouche.

Menés 8 à 3 après un essai de Shora Horie (23e), les Bleus ont dû attendre la toute fin de la première période (40e), et un essai de Rabah Slimani, pour passer devant au score (13-8).

Avant, donc, de vivre plus de trente minutes sous très haute pression, après l'essai de Gabriel Lacroix (49e). Seul éclair ou presque dans une soirée triste où les Bleus ont frôlé la correctionnelle, mais n'éviteront pas les questions.

Avec AFP

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