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EUROPE

L'Union européenne autorise le glyphosate pour cinq ans, la France veut l'interdire

© John Thys, AFP | Des opposants au glyphosate manifestent, le 18 mai 2016, au rond-point Schuman à Bruxelles.

Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 28/11/2017

Les États membres de l'UE, réunis au sein d'un comité d'appel, ont voté lundi en faveur d'une nouvelle autorisation pour cinq ans de l'herbicide glyphosate. Le vote de l'Allemagne a fait pencher la balance.

C'était le vote de la dernière chance pour l'interdiction de l'herbicide controversé glyphosate. En comité d'appel, les États membres de l'Union européenne ont tranché lundi 27 novembre. La licence de l'herbicide est renouvelée pour les cinq ans à venir.

Dix-huit pays ont voté en faveur de la proposition de l'exécutif européen, 9 s'y sont opposés et un pays s'est abstenu, permettant d'atteindre la majorité qualifiée requise, contrairement à un premier vote le 9 novembre.

>> À voir sur France 24 : "ICI L'EUROPE - Pour José Bové, 'le glyphosate a des conséquences dramatiques' "

Le feu vert à cet herbicide controversé a été permis notamment grâce à un vote favorable du représentant allemand, sur consigne du ministre de l'Agriculture, Christian Schmidt, un conservateur membre de la famille politique d'Angela Merkel.

L'Allemagne s'était abstenue sur le sujet jusqu'à présent, en raison des divisions au sein du gouvernement autour du glyphosate entre démocrates-chrétiens de la chancelière et sociaux-démocrates.

La ministre sociale-démocrate de l'Environnement, Barbara Hendricks, opposée à l'herbicide, a immédiatement accusé son collègue de l'Agriculture d'avoir outrepassé ses prérogatives, parlant d'une "rupture de confiance" au sein de la coalition actuelle.

Paris "regrette" la décision votée

Mis en minorité, Paris a indiqué "regretter" le vote européen et demande à la Commission européenne de faire "rapidement" des propositions pour revoir ses modes d'évaluation des substances chimiques.

 

"La France a été mise en minorité et lâchée par l''Allemagne"

"La France souhaite que la Commission fasse rapidement, comme elle l'a annoncé, des propositions de réforme du cadre européen d'évaluation des substances chimiques, afin de renforcer sa transparence et son indépendance", écrit le cabinet du Premier ministre Édouard Philippe, sollicité par l'AFP après la décision européenne.

"J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans", a promis le président français Emmanuel Macron sur Twitter.

Interrogée par France 24, l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage, soutient la décision du président français et assure que "le règlement communautaire autorise parfaitement un État membre à interdire sur son territoire des produits contenant du glyphosate, même si l’Union européenne a autorisé le glyphosate".

Des ONG "scandalisées"

"En accordant un sursis supplémentaire à Monsanto, Bayer et compagnie, la Commission européenne balaie le principe de précaution et la santé du revers de la main, de même que la voix des millions de citoyens qui ne veulent plus de l'herbicide le plus controversé de la planète", dénoncent dans un communiqué commun trois ONG, Générations Futures, Foodwatch et la Ligue contre le cancer.

"Tout convergeait vers une interdiction : la pression des citoyens qui réclamaient la sortie du glyphosate, de nombreuses organisations dont des associations d'anciens agriculteurs malades, des députés français et européens, le scandale des 'Monsanto papers', la polémique autour de l'évaluation scientifique… Cela n'aura pas suffi", regrettent-elles.

"Générations Futures, Foodwatch et la Ligue contre le cancer se félicitent que la France ait maintenu son opposition au renouvellement de cinq ans. Le gouvernement (français) doit maintenant mener le pays vers une sortie du glyphosate, en accompagnant les agriculteurs, comme il s'y est engagé et ce, indépendamment du verdict [européen]", disent-elles encore.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 27/11/2017

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