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Emmanuel Macron au Ghana : la main tendue à l'Afrique anglophone

Emmanuel Macron à Ouagadoudou lors de sa tournée africaine, le 29 novembre 2017.
Emmanuel Macron à Ouagadoudou lors de sa tournée africaine, le 29 novembre 2017. Ludovic Marin, AFP

Après le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, Emmanuel Macron termine sa tournée africaine, jeudi, par une visite éclair au Ghana, une première pour un président français. Signe de sa volonté d'ouverture au-delà du monde francophone.

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Pour la première fois, un chef d'État français se rend en visite officielle au Ghana, petit pays anglophone ouest-africain. Ce choix "illustre notre approche continentale et notre ambition de nouer des liens avec l’Afrique anglophone", explique-t-on à l’Élysée.

Clairement, Emmanuel Macron entend rompre avec la politique post-coloniale de ses prédécesseurs et présenter une "nouvelle vision de la francophonie, moins défensive". Le président qui maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare s'ouvre donc aux pays anglophones et aux thématiques innovantes. Au lieu de parler d’aide au développement, le chef d'État doit s’entretenir avec de jeunes entrepreneurs ghanéens et français dans l’Impact Hubb d’Accra, et rencontrer des jeunes sportifs dans le quartier de Jamestown. Le Ghana se distingue comme l’un des grands exportateurs africains de talents sportifs.

"Sur les pas d'Obama"

Le pays de Kwame Nkrumah est aussi un des rares exemples de démocratie robustes. "Emmanuel Macron marche ainsi sur les pas de Barack Obama [l’ancien président des États-Unis qui s’était rendu en juillet 2009, NDLR]", note Amandine Spire, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, "afin de saluer ce modèle de bonne gouvernance et d’alternance démocratique sur ces dix dernières années".

Cette visite éclair – Emmanuel Macron restera sur place quelques heures uniquement – présente aussi des intérêts économiques, puisque le Ghana affiche une croissance économique les plus élevées de la région. Accra, qui table sur un taux de 7,9 % cette année, prévoit une croissance de 6,8 % pour 2018. Le président français peut vouloir saisir des opportunités dans le secteur pétrolier, puisque ce nouveau pays producteur de brut entend se faire une place parmi les exportateurs africains. Mais la concurrence s'annonce rude car la Chine et l’Inde sont déjà bien implantées.

La France peut aussi avoir une carte à jouer dans le secteur du nucléaire puisque Accra a reçu le feu vert de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour la mise en place d’une centrale nucléaire. Reste qu'Areva et EDF devront ardemment négocier car le russe Rosatom s'est déjà positionné.

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