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Dans la presse

"Les partis nationalistes jouent sur la peur de l'autre pour se maintenir au pouvoir"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 30 novembre, suicide d’un ancien officier des forces des Croates de Bosnie en plein TPIY. Le sommet UE-UA d’Abidjan. Un nouveau coup de froid entre Donald Trump et Theresa May. Et les rats de New York.

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Au menu de cette revue de presse internationale, le suicide, dans l’enceinte du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, de Slobodan Praljak, un ancien officier des forces des Croates de Bosnie.

 

Ce dernier s’est empoisonné à l’annonce de son verdict, qui confirmait en appel sa condamnation à vingt ans de prison, sou l’œil des caméras - une image qui fait la une, ce matin, du journal croate Vecernji List, accompagnée de la déclaration de Praljak, au moment où il a commis son geste: «Je ne suis pas un criminel», a lancé le prévenu, avant d’être conduit à l’hôpital, où il est mort quelques heures plus tard. Ce geste, le premier ministre croate, Andrej Plenkovic, l’a lié à «la profonde injustice morale» commise selon lui par le tribunal de La Haye - une analyse que partagent de nombreux Croates, et avec eux le quotidien Vecernji List, qui explique que si la communauté internationale observait avec attention le TPYI, elle comprendrait à quel point son travail est «biaisé», et lui «cracherait au visage, comme Praljak l’a fait».

«Loin de contribuer à la réconciliation dans la région, le dernier verdict du tribunal de La Haye risque de faire monter les tensions dans la région», estime pour sa part le site Forum Tjedni Magazin – d’autant plus que la Cour d’appel du TPIY a confirmé aussi l’implication de la Croatie dans la guerre en Bosnie-Herzégovine.

 

Précisons bien sûr que ces critiques ne reflètent pas l’opinion de tous les Croates, et qu’elles ne font pas l’unanimité non plus à Mostar, cette ville du sud de la Bosnie, qui avait été défigurée par le conflit croato-musulman. Libération s’est rendu dans la troisième ville de Bosnie-Herzégovine, coupée en deux «entre des Croates et des Bosniaques trop fâchés pour parvenir à organiser un scrutin municipal depuis 2008» - une ville à l’ambiance «glaciale», selon Libé, qui rapporte que ces tensions ont été «ravivées par (les) jugements du TPIY», attisant le désir des Croates de Bosnie de créer leur entité propre. Devant la cathédrale de Mostar, le journal a rencontré Sofia, qui dit que «les musulmans, pacifiques ou pas, ne (l)’intéressent pas». «Vivre avec des musulmans? Jamais, jamais», dit-elle. Une détestation que ne partage pas une jeune fille Bosno-Croate, également interrogée par le journal, qui se dit «attristée» par le soutien dont bénéficient les criminels de guerre, mais qui refuse de donner son nom par peur des représailles. Pour Amar, un habitant de Mostar d’une quarantaine d’années, le constat est clair: «c’est de l’ethno-fascisme. Les partis nationalistes jouent sur la peur de l’autre pour se maintenir au pouvoir. Ils expliquent aux électeurs de chaque communauté que l’autre veut les dominer».

 

Un mot, à présent, du sommet Europe-Afrique qui s’achève ce matin à Abidjian, en Côte d’Ivoire, un rendez-vous largement consacré à l’immigration et à la sécurité. D’après Jeune Afrique, la question de l’esclavage en Libye aurait fait l’objet de «débats houleux» entre les pays de l’Union africaine, l’Égypte et la Libye s’opposant notamment à ce que ce drame «soit condamné de manière trop énergique dans le communiqué final du sommet». Selon le magazine, un compromis aurait été toutefois été trouvé, le texte en question devant bien «condamner ces pratiques, mais aussi encourager l’Etat libyen à (les) éradiquer». S’agissant de l’Union européenne, Politico affirme qu’elle est «prête à investir dans une meilleure gouvernance en Afrique, pour calmer les craintes de ses citoyens face à l’immigration». Selon le site américain, «le désir des Européens de contenir l’immigration pourrait s’avérer une opportunité pour les Africains», et l’occasion d’une «meilleure coopération» entre eux.

Nouveau coup de froid, en revanche, entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni, après que Donald Trump s'en est pris violemment à Theresa May, qui a critiqué ses partages de vidéo anti-musulmanes. «@theresa_may ne te focalise pas sur moi, focalise-toi sur le terrorisme islamique radical destructeur à l'intérieur du Royaume-Uni. Tout va bien pour nous!», a tweeté le président américain à l'intention de son homologue britannique, qui avait osé qualifié d’«erreur» des retweets de Donald Trump, de vidéos anti-musulmanes émanant du groupe d'extrême droite anglais, Britain First. Un message vindicatif qui laisserait presque sans voix The Guardian, qui commente: «même au regard des standards de ce très exceptionnel président américain, le flot de bile qui a jailli du fil Twitter de Donald Trump depuis hier laisse les observateurs à court de mots».

On ne se quitte pas là-dessus. Sans transition aucune, quoique, je vous propose de jeter un cil au site The Atlantic, qui nous apprend que la ville de New York possède deux sortes distinctes de rats, les rats d’«Uptown New York», et ceux de Downtown New York, la partie Uptown étant considérée comme la partie la plus chic de la ville. Deux types de rats génétiquement différents, mais tous concernés par le projet de Bill de Blasio les expédier ad patres. Le maire de la ville a annoncé en juillet un plan de 32 millions de dollars pour lutter contre les nuisibles.

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