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Royal Bank of Scotland tourne une page de la crise en fermant sa "bad bank"

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Londres (AFP)

La banque britannique RBS a annoncé la fermeture de sa "bad bank" regroupant depuis la crise financière ses actifs les plus risqués, signe de sa volonté de tourner une page de sa douloureuse histoire récente.

Il s'agit d'un "moment clé" pour la banque, qui "a mis presque 10 ans pour en finir avec les conséquences des ambitions mondiales poursuivies par RBS jusqu'à la crise", a expliqué le directeur général Ross McEwan, selon un email interne dévoilé jeudi.

La crise des "subprime" a mis un brusque coup d'arrêt aux rêves de grandeur de la banque qui avait largement accru sa présence à l'international et ses activités de marché.

Pour éviter la faillite, elle a été sauvée par les pouvoirs publics et a dû isoler ses actifs les plus risqués dans une structure à part, autrement appelée "bad bank".

Cette structure a fondu ces dernières années en raison des cessions et des dépréciations pour ne peser plus que 16,1 milliards de livres d'actifs à fin septembre.

L'ensemble de ces actifs restants seront réintégrés principalement dans son activité de banque d'investissement NatWest Markets.

"Ce que nous avons fait est sans précédent dans l'industrie bancaire. Nous sommes partis d'une banque avec un bilan plus grand que le PIB britannique à une banque plus petite et plus sûre aujourd'hui", a dit M. McEwan.

La banque est désormais recentrée sur le Royaume-Uni après avoir réduit la voilure à l'international et sabré de presque moitié ses effectifs.

En comptant le plan de sauvetage du gouvernement et les pertes subies depuis la crise, la banque a englouti plus de 100 milliards de livres depuis un peu moins d'une dizaine d'années.

La meilleure santé financière de RBS désormais a convaincu le gouvernement de vendre au cours des prochaines années la majorité de sa participation de 71% au capital, comme il l'a annoncé ce mois-ci lors du budget.

Le gouvernement prévoit de tirer un total de 15 milliards de livres de recettes sur cinq ans, au rythme de 3 milliards par an à partir de 2018-2019 et jusqu'en 2022-2023.

Il risque toutefois de vendre à perte puisque le cours est près de deux fois moindre que ce qu'il était au moment du sauvetage.

Le ministère des Finances mise sur un avenir meilleur pour le groupe bancaire qui n'est pas loin d'en avoir terminé avec ses nombreux litiges, mais reste sous la menace d'ici la fin de l'année d'une énorme amende aux Etats-Unis pour ses agissements liés aux "subprimes" durant la crise.

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