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Raz-de-marée nationaliste aux élections territoriales en Corse

Jean-Guy Talamoni, du parti indépendantiste corse, glisse son bulletin de vote dans l'urne pour les élections territoriales, le 3 décembre 2017 à Bastia.
Jean-Guy Talamoni, du parti indépendantiste corse, glisse son bulletin de vote dans l'urne pour les élections territoriales, le 3 décembre 2017 à Bastia. Pascal Pochard-Casabianca, AFP

La coalition nationaliste a largement remporté le premier tour des élections territoriales en Corse dimanche, avec plus de 47 % des voix. Elle défend l'obtention d'un statut d'autonomie pour l'île d'ici trois ans.

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Sans surprise, les nationalistes ont raflé la mise au premier tour des élections territoriales qui se tenaient en Corse, dimanche 3 décembre. Selon les résultats officiels définitifs communiqués par la préfecture de région, la coalition Pè a Corsica (Pour la Corse) a obtenu 47,36 % des voix. Celle-ci est composée des autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni.

Président de l'exécutif sortant, Gilles Simeoni a exprimé "sa joie et son émotion" depuis Bastia, à l’issue d’un scrutin confortant l’ascension de Pè a Corsica, qui avait remporté 35,34 % des voix en 2015.

L'accord de mandature entre le parti de Gilles Simeoni, Femu a Corsica (Faisons la Corse), et celui de Jean-Guy Talamoni, Corsica Libera (Corse libre), en écartant l'idée de l'indépendance, semble avoir rassuré l'électorat. La coalition vise l'obtention d'un véritable statut d'autonomie dans les trois ans et sa mise en œuvre effective dans les dix ans.

>> À lire sur France 24 : "Et si la Catalogne influençait d'autres indépendantistes européens ?"

Au total, sept listes étaient en lice au premier tour du scrutin. Le second aura lieu dimanche 10 décembre.

Échec des Insoumis et du Front national

La droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni arrive en deuxième position avec 14,97 % des voix, suivie par la liste Les Républicains emmenée par Valérie Bozzi (12,77 %), puis celle de la République en Marche de Jean-Charles Orsucci, qui obtient 11,26 % des suffrages.

Bien qu’il ait quasiment doublé son score de 2015, le petit parti indépendantiste U Rinnovu, partisan d'une ligne nationaliste plus dure, n'obtient que 6,69 %. Une liste doit, pour se maintenir au second tour du scrutin, obtenir au moins 7 % des suffrages.

Soutenue par Pierre Laurent mais désavouée par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, la liste commune PCF-Insoumis menée par Jacques Casamarta obtient pour sa part 5,68 % des suffrages. Le Front national ferme la marche avec 3,28 %.

Participation en berne

La participation, à 52,17 %, est en net recul par rapport aux dernières élections territoriales de décembre 2015 (59,88 %). Quelque 234 000 Corses ont été appelés aux urnes pour choisir les 63 élus qui siègeront dans une nouvelle instance réunissant les deux conseils départementaux de l’île et la collectivité territoriale.

Les futurs élus de la Collectivité territoriale unique (CTU) remplaceront les 30 conseillers départementaux de Haute-Corse, les 22 de Corse-du-Sud et les 51 élus de la Collectivité territoriale de Corse. Ils n'auront qu'un mandat de trois ans et demi, jusqu'en 2021, date à laquelle les Corses revoteront, comme tous les Français, pour les élections régionales.

Avec AFP

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