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En attendant l'accord Fatah-Hamas, le poste-frontière de Rafah reste désespérement fermé

Le poste-frontière de Rafah est le seul accès de la bande de Gaza qui n’est pas sous contrôle israélien.
Le poste-frontière de Rafah est le seul accès de la bande de Gaza qui n’est pas sous contrôle israélien. Said Khatib, AFP

Au Proche-Orient, les tensions reprennent entre le Fatah et le Hamas. Pendant ce temps, la seule porte de sortie de la bande de Gaza reste désespérément fermée.

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Le mouvement islamiste Hamas a accusé samedi 2 décembre le gouvernement de l'Autorité palestinienne de bloquer l'accord de réconciliation avec le Fatah et l'a appelé à lever toutes les sanctions financières imposées à l'enclave palestinienne de Gaza.

"Le gouvernement Hamdallah a commencé à assumer ses responsabilités à Gaza, mais n'a fait aucun effort pour lever les sanctions ou alléger les souffrances des Gazaouis", a ajouté le communiqué.

Des propos irresponsables, a rétorqué l’Autorité Palestinienne, et qui mettent en péril l’accord de réconciliation conclu au Caire en octobre dernier.

Le Fatah, parti du président palestinien Mahmoud Abbas, le Hamas et d'autres groupes palestiniens ont signé le 12 octobre un accord de "réconciliation" sous les auspices de l'Égypte. Le document est supposé mettre fin à une décennie de dissensions palestiniennes, humainement désastreuses pour les Gazaouis et politiquement délétères pour la défense de la cause palestinienne.

Prévu initialement le 1er décembre, le transfert de pouvoirs à l'Autorité palestinienne par le Hamas été reporté au 10 décembre. Un nouveau round de négociations entre le Fatah et le Hamas est prévu à partir de samedi au Caire, selon des sources proches des deux groupes.

Colère au poste-frontière de Rafah

Mais les nouvelles tensions entre le Fatah et le Hamas désespèrent la population gazoui qui attendait beaucoup de cet accord qui prévoyait la réouverture permanente de Rafah, le seul accès de la bande de Gaza qui n’est pas sous contrôle israélien.

Au poste-frontière, ils sont des milliers à attendre désespérément le droit de passer : pour entreprendre des études en Égypte, rejoindre leur famille à l'étranger. Mais malgré le dégel des relations, la frontière n'a été ouverte que vingt journées sur l'année écoulée. Le retour des dissensions ne risquent pas d'arranger les choses.

Avec AFP

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