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L'ex-vice-président de Catalogne et trois autres dirigeants séparatistes restent en prison

Les leaders séparatistes catalans, en prison préventive, sont amenés par la police devant la Cour Suprême, à Madrid, le 1er décembre 2017.
Les leaders séparatistes catalans, en prison préventive, sont amenés par la police devant la Cour Suprême, à Madrid, le 1er décembre 2017. Oscar Del Pozo, AFP

Un juge d'instruction espagnol a décidé lundi de maintenir en prison préventive le vice-président catalan destitué, Oriol Junqueras, et trois autres inculpés dans la tentative de sécession de la Catalogne.

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Oriol Junqueras ne recouvrera pas sa liberté tout de suite. La justice espagnole a refusé de libérer sous caution l'ex-vice-président catalan, pas plus que l'ex-ministre de l’Intérieur Joaquim Forn, ni les dirigeants de deux associations de masse indépendantistes, ANC et Omnium Cultural, accusés de sédition. Selon un communiqué de la Cour suprême, les quatre hommes – Oriol Junqueras, Joaquim Forn, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart – resteront en prison en raison du "risque de récidive".

En revanche, les six autres prévenus – également d’anciens membres du gouvernement catalan, en détention provisoire en attendant que l’enquête sur la proclamation d’indépendance soit bouclée – pourront être remis en liberté moyennant paiement d'une caution de 100 000 euros chacun, a décidé le juge.

L'ex-président catalan Carles Puigdemont et quatre autres de ses ministres ont, quant à eux, fui en Belgique où ils étaient entendus lundi par un juge chargé de statuer sur la demande d'extradition de l'Espagne.

Début de campagne des régionales

Tous sont poursuivis pour avoir participé au processus de sécession de la Catalogne qui a débouché le 27 octobre sur une proclamation unilatérale d'indépendance. Le gouvernement espagnol avait répondu immédiatement en plaçant la région sous tutelle, destituant le gouvernement régional et dissolvant le Parlement pour convoquer de nouvelles élections.

La campagne pour les élections régionales, prévues le 21 décembre, a démarré officiellement lundi à minuit. Douze des quatorze membres du gouvernement déchu sont candidats à ce nouveau scrutin, dont Carles Puigdemont qui prétend, en cas de victoire, être rétabli comme "président légitime" de l'exécutif catalan.

Les premiers meetings électoraux se sont tenus dans la nuit, dont l'un à Barcelone, durant lequel Carles Puigdemont s'est adressé à ses partisans via une vidéoconférence, dans un message dirigé contre Madrid. "Ils (Madrid) veulent mettre tous les obstacles possibles pour que nous ne puissions pas faire campagne à égalité avec les autres candidats", a-t-il lancé, affirmant que les électeurs "peuvent choisir entre nation et soumission", et "entre les institutions catalanes ou les personnages obscurs de Madrid".

Carles Puigdemont entend faire campagne depuis la Belgique. Ses avocats prévoient qu'ils y resteront jusqu'après les élections, en épuisant toutes les voies de recours contre la demande d'extradition de l'Espagne.

Avec AFP et Reuters

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