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Dix personnes arrêtées à Malte dans l'enquête sur l'assassinat de la journaliste anticorruption Daphne Caruana Galizia

La journaliste Daphne Caruana Galizia le 24 avril 2017.
La journaliste Daphne Caruana Galizia le 24 avril 2017. Matthew Mirabelli, AFP

Dix Maltais ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de la journaliste et blogueuse anticorruption Daphne Caruana Galizia, a annoncé lundi le Premier ministre maltais. Les suspects ont été placés en garde à vue.

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Jusqu'à maintenant, l'enquête piétinait un peu. Quand deux députés européens se sont rendus à Malte la semaine dernière pour rencontrer le ministre de l’Intérieur et le chef de la police, pour faire le point sur les circonstances de l'assassinat de la journaliste et blogueuse Daphne Caruana Galizia, tuée le 16 octobre dernier dans l'explosion de sa voiture, ils n'ont pas obtenu beaucoup de réponses.

>> À voir sur France 24 : "FOCUS - 'L’assassinat de Daphne Caruana Galizia va-t-il rester impuni ?' "

Mais le lundi 4 décembre, les autorités donnent un nouvel élan à l'enquête. Le ministre de l'Intérieur, Joseph Muscat, a annoncé ce matin que huit Maltais avaient été arrêtés, dont des individus déjà connus des services de police, avant de préciser sur Twitter que deux autres individus avaient été arrêtés.

"J'ai été informé d'une opération de sécurité menée ce matin" dans le cadre de l'enquête sur la mort de Daphné Caruana Galizia, 53 ans, avait expliqué le ministre maltais dans un communiqué. "Au cours de cette opération, huit personnes ont été arrêtées, soupçonnées d'être impliquées dans le meurtre. Les huit personnes arrêtées sont toutes maltaises. Parmi elles, se trouvent des individus connus de la police". Les suspects ont été placés en garde à vue et la police a 48 heures pour décider de les déférer ou non en justice, auquel cas les forces de l'ordre se chargeront de fournir plus d'informations à la presse, a précisé Joseph Muscat.

Aide du FBI

Le Premier ministre a aussi rappelé que les enquêteurs maltais avaient bénéficié de l'aide de la police fédérale américaine (FBI), d'Europol et de la police finlandaise. "Je voudrais insister sur l'engagement de l'État et sur mon engagement personnel à faire en sorte que les éventuels commanditaires et les auteurs de ce crime soient jugés", a-t-il insisté.

Souvent qualifiée de "Wikileaks à elle toute seule", Daphné Caruana Galizia avait révélé certains des pans les plus sombres de la politique maltaise, s'en prenant avec virulence à Joseph Muscat, et plus récemment aussi au chef de l'opposition. Depuis son assassinat, la société civile s'est mobilisée à plusieurs reprises pour exprimer leur désir de justice.

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