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Pour mourir tranquillement, prenez place à bord de la Sarco Capsule, la machine à suicide

© Exit International | La machine s'apparente à un sarcophage dans laquelle l'occupant peut rester éternellement.

Texte par Émilie LAYSTARY

Dernière modification : 05/12/2017

Son inventeur est surnommé "le Elon Musk de l'euthanasie". Philip Nitschke, ancien militaire australien, a mis au point une machine à suicide.

L'inventeur de la Sarco Capsule en est convaincu : choisir sa mort est un progrès humain qu'il faut soutenir. Surnommé "Dr. Death", Philip Nitschke a fait imprimer en 3D un engin dans lequel s'installer si l'on veut mettre fin à ses jours.

VOIR AUSSI : Un "simulateur de mort" ouvre ses portes à Shanghai

L'appareil diffuse un flux d'azote contenu qui, au bout de 60 secondes rapporte The Next Web, donne à son occupant le même tournis que celui que l'on peut ressentir après quelques verres d'alcool. Au bout de quelques minutes, on perd conscience progressivement à cause du manque d'oxygène. Et dans les cinq minutes, on meurt sans souffrance, pour ensuite ne plus jamais quitter la structure prévue en forme de sarcophage, qu'il est possible de détacher de la machine.

Dans l'État de Victoria, en Australie, l'euthanasie a été légalisée. C'est là que Philip Nitschke vit et a fabriqué la Sarco Capsule. Le président de la fondation Exit International prévoit également de partager les plans open source afin de permettre la reproduction de la machine partout dans le monde.

Selon l'ancien militaire, la machine permet de changer d'avis à tout moment. Elle offre aussi la possibilité de choisir de mourir dans le noir complet ou avec vue sur l'extérieur. Philip Nitschke lui-même envisage un jour de passer l'arme à gauche en regardant le soleil se coucher sur le désert australien.

Pour l'heure, l'étonnante machine est mise à disposition des personnes dépressives et atteintes d'une maladie mentale, à condition qu'elles passent une évaluation permettant de vérifier qu'elles sont bien conscientes de la nature de leur décision et de son caractère irréversible. Afin de faire mieux accepter son projet, notamment aux États-Unis, Philip Nitschke a également fixé un âge minimum : 50 ans. Loin de lui l'envie de transformer sa machine en guichet de la mort. Pour l'inventeur controversé, l'idée est surtout de proposer une fin de vie sereine et décidée aux individus en phase terminale ou désireux de mettre un terme à leur vieillesse de la façon la plus paisible qui soit.

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Première publication : 05/12/2017