Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

MHD, le phénomène afro-trap

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump se fait l'avocat de Brett Kavanaugh

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

"Zone démilitarisée" à Idleb : Erdogan et Poutine en faiseurs de paix ?

En savoir plus

TECH 24

Hacker les humains

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget 2019 : quels sacrifices ?

En savoir plus

REPORTERS

Colombie : au Catatumbo, "les damnés de la coca"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le tournant ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Tiken Jah Fakoly

En savoir plus

#ActuElles

Maroc : les droits des femmes encore à conquérir

En savoir plus

Moyen-Orient

Vidéo : le cimentier Lafarge dans la tempête judiciaire

© Thomas Samson, AFP | Le groupe Lafarge-Holcim est soupçonné de financement de terrorisme en Syrie.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/12/2017

Trois de ses cadres sont mis en examen pour "financement d'entreprise terroriste", son président dénonce dans un entretien au Figaro des "erreurs inacceptables". Le groupe Lafarge traverse une phase difficile.

Le groupe Lafarge est dans la tourmente. Son président, Beat Hess, a condamné, dans une interview au Figaro, les méthodes utilisées en Syrie et qui valent aujourd’hui au cimentier de voir trois de ses cadres mis en examen. "L'accusation de financement de groupes terroristes, dont on sait les atrocités qu'ils commettent, est extrêmement grave, a estimé Beat Hess. Il y a eu des erreurs inacceptables que le groupe regrette et condamne. Il s'est sûrement retiré trop tard de Syrie, tout cela aurait dû être évité."

>> À voir sur France 24 : "Exclusif : Le cimentier Lafarge aurait-il dû suspendre ses activités en Syrie ?"

La justice soupçonne le groupe français, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, d'avoir transmis de l'argent à l’organisation État islamique contre l'obtention de laissez-passer pour ses employés de l’usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie. Il lui est aussi reproché de s'être approvisionné en pétrole auprès de l'EI, qui avait pris le contrôle de la majorité des réserves stratégiques du pays à partir de juin 2013. C’est en juin 2016 que le Monde et France 24 ont révélé les agissements de Lafarge.

"Lafarge avait construit une belle usine, la plus belle du Moyen Orient, qui produit énormément de ciment, un fleuron industriel. Face à une situation qui se dégrade rapidement, on essaie de rester au maximum pour maintenir l'activité", a tenté d’expliquer à France 24 Louis Bernard, spécialiste des questions de terrorisme et sécurité.

L'enquête en cours s'attache notamment à déterminer si Lafarge a tout mis en œuvre pour assurer la sécurité de ses employés syriens. Mais certains témoignages sont accablants pour le cimentier. "Lafarge exigeait que l'on aille à l'usine malgré tous les risques que l'on encourait", a ainsi confié Nidal Wahbi, ancien responsable des Ressources humaines.

Première publication : 05/12/2017

  • JUSTICE

    Lafarge en Syrie : trois cadres mis en examen pour "financement d'une entreprise terroriste"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Activités de Lafarge en Syrie : le siège du cimentier à Paris perquisitionné

    En savoir plus

  • FRANCE

    Lafarge en Syrie : l'ONG Sherpa réclame l'audition de Laurent Fabius par la justice

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)