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Trump fait fi des mises en garde et reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël

Donald Trump présente le mémorandum sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem qu'il vient de signer, le 6 décembre 2017.
Donald Trump présente le mémorandum sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem qu'il vient de signer, le 6 décembre 2017. Mandel Ngan, AFP

Malgré les mises en gardes du monde entier, Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y établir l'ambassade des États-Unis. Des appels à la grève ont été lancés pour jeudi dans les Territoires palestiniens.

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  • Donald Trump a déclaré, mercredi 6 décembre, que l'heure était venue pour les États-Unis de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'État d'Israël. Au mépris des mises en garde de pratiquement toute la communauté internationale, le locataire de la Maison Blanche bouleverse la ligne observée depuis des décennies par ses prédécesseurs.

  • Dans un discours, le président américain a également annoncé avoir ordonné au département d'État de commencer à mettre en œuvre le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Donald Trump n'a pas fixé de calendrier pour ce processus, qui pourrait durer entre trois et quatre ans.

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence vendredi matin à la demande de huit pays dont la France. Les membres doivent évoquer d'autres sujets à partir de 15 h GMT et la question de Jérusalem interviendra après, probablement en fin de matinée, selon la présidence japonaise du Conseil.

  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a salué comme un "jour historique" cette décision. Il a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".

  • Le  président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a en revanche déploré cette annonce. Jérusalem est "la capitale éternelle de l'État de Palestine", a-t-il déclaré. "Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a-t-il ajouté sur la télévision palestinienne.

  • Le Hamas a également critiqué cette décision qu'il a qualifiée "d'agression flagrante à l'encontre du peuple palestinien". Il  a appelé les Arabes et les musulmans à s'en prendre aux intérêts américains dans la région et à se détourner d'Israël.

  • L'ensemble des formations politiques palestiniennes ont appelé à l’organisation de grèves et de rassemblements. Répondant à cet appel, le ministre palestinien de l'Éducation nationale a décrété que jeudi serait un jour sans école et a prié enseignants, lycéens et étudiants de participer aux rassemblements prévus dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

  • Le président français Emmanuel Macron a qualifié de "regrettable" l'annonce du président américain Donald Trump et appelé à "éviter à tout prix les violences". Lors d'une conférence de presse à Alger, il a souligné "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux États".

Avec AFP et Reuters

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