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Poutine ordonne le retrait d'une majeure partie du contingent russe en Syrie

Vladimir Poutine et Bachar al-Assad à Sotchi, le 20 novembre 2017.
Vladimir Poutine et Bachar al-Assad à Sotchi, le 20 novembre 2017. Sputnik, AFP (archives)

Vladimir Poutine a ordonné lundi le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe en Syrie, lors d'une visite surprise sur la base de Hmeimim. Lancée en 2015, l'intervention militaire russe visait à soutenir les troupes du régime.

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Les soldats russes devraient, pour la plupart d'entre eux, quitter la Syrie. Le président Vladimir Poutine a ordonné, lundi 11 décembre, le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe présent en Syrie, lors d'une visite surprise sur la base de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

"En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l'armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j'ai pris la décision de faire rentrer en Russie la plus grande partie du contingent militaire russe se trouvant en Syrie", a déclaré Vladimir Poutine, cité par l'agence de presse russe Interfax.

Accueilli sur la base russe de Hmeimim par le dirigeant syrien Bachar al-Assad, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, il n'a pas précisé combien de soldats russes resteraient sur place.

"La patrie vous attend"

"Vous revenez victorieux dans vos foyers, auprès de vos proches, parents, femmes, enfants, amis. La patrie vous attend, mes amis", a-t-il ajouté, selon Interfax.

"Si les terroristes relèvent de nouveau la tête, alors nous les frapperons avec une force jamais vue", a-t-il averti. "Nous n'oublierons jamais ni les morts, ni nos pertes causées par la lutte contre le terrorisme, en Syrie et chez nous, en Russie."

De son côté, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que certains éléments du contingent militaire russe en Syrie avaient d'ores et déjà entamé leur retour en Russie, selon  l'agence de presse russe RIA.

Jeudi, Moscou avait annoncé la "libération totale" du territoire syrien de l'emprise du groupe État islamique (EI), bien que l'organisation jihadiste contrôle toujours plusieurs poches dans le pays.

La Russie avait déjà annoncé le 21 novembre la fin de la "phase active de l'opération militaire" en Syrie.

"Il faut nuancer la déclaration du président russe, car ce n’est pas la première fois qu’il annonce un désengagement, ce qui n’a pas empêché les Russes de s’engager encore plus, surtout dans l’est syrien", rappelle notre journaliste Wasim Nasr, spécialiste de la zone.

L'analyse de Wassim Nasr

"Il faut cependant retenir le fait que Poutine ait rencontré le président syrien (…) sur place, qu’il ait annoncé lui-même cette victoire juste après l’annonce du Premier ministre irakien de la fin de l'EI en Irak", a-t-il expliqué sur le plateau de France 24. Des déclarations à prendre selon lui avec prudence, car l’EI est encore présent dans certaines zones à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Lancée en 2015, l'intervention militaire russe en Syrie a changé la donne en permettant notamment aux forces gouvernementales de ravir à l'EI la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d'Alep, dans le nord-ouest du pays.

Avec AFP

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