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FRANCE

Collision entre un train et un bus scolaire à Millas : au moins cinq collégiens sont morts

© REUTERS | Les secours sur les lieux du drame, le 14 décembre 2017.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/12/2017

Au moins cinq adolescents sont morts, jeudi après-midi, et vingt personnes ont été blessées dans une collision très violente entre un car scolaire et un train régional, à un passage à niveau à Millas, dans les Pyrénées-Orientales.

Un car scolaire et un train régional sont entrés en collision, jeudi 14 décembre, sur un passage à niveau à Millas, dans les Pyrénées-Orientales. La préfecture du département a confirmé la mort de cinq collégiens, au lieu des six décès annoncés plus tôt dans la matinée par l'AFP.

Dix-neuf personnes ont été blessées. "Dix personnes sont en situation d'urgence absolue et dix en urgence relative, transférées vers le centre hospitalier de Perpignan, Toulouse et Montpellier", a déclaré la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Lors d'une conférence de presse à Millas, le procureur de la République Jean-Jacques Fagni avait évoqué la difficulté du processus d'"identification de ces jeunes victimes, compte tenu de l'état dramatique de certaines d'entre elles". Le processus a été mené à bien, "si bien que l’information des familles, rassemblées pour les situations les plus sensibles, a été rendue possible", affirme la préfecture, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le car, qui transportait une vingtaine d'élèves âgés de 13 à 17 ans du collège Christian-Bourquin de Millas, a été coupé en deux sous la violence du choc. Trois blessés légers se trouvaient dans le TER, qui comptait 25 passagers selon la SNCF.

De son côté, le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Vignes, a évoqué un "chiffre malheureux, dramatique" et une "véritable scène de guerre". Il a expliqué que la "priorité absolue" des médecins, "tout en étant conscients de la douleur des familles", était de soigner les victimes "dont certaines sont très grièvement blessées".

Enquête de flagrance

Le violent accident s'est produit à 16 h 10 au passage à niveau No25 sur l'axe Perpignan-Villefranche de Conflent, situé à Millas, une petite commune rurale de 4 000 habitants. La conductrice du bus, âgée de 48 ans, a été grièvement blessée.

Une enquête de flagrance pour "homicides et blessures involontaires" a été confiée au groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales. Une source proche de l'enquête a indiqué que des témoins avaient déjà été entendus et d'autres le seraient. Des prélèvements seront effectués pour vérifier l'alcoolémie et la toxicologie de la conductrice du car ainsi que du chauffeur du TER.

Le procureur Fagni a saisi le pôle accident du tribunal de Marseille, spécialisé dans les accidents collectifs, dont des magistrats se sont déplacés sur les lieux du drame. Outre une enquête de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau Enquête Accidents (BEA), chargé des drames aériens et ferroviaires, dont des experts sont attendus vendredi à Millas.

Barrières levées ou baissées?

"Il est largement prématuré d'indiquer si les barrières étaient levées ou baissées", a précisé le procureur, interrogé sur un éventuel "dysfonctionnement" des barrières du passage à niveau et un possible "vol de batteries", qui aurait conduit à un mauvais fonctionnement.

La SNCF a indiqué que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête". Elle a précisé qu’il s'agissait d'un passage à niveau "classique" qui "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux".

Le Premier ministre Édouard Philippe, qui se trouvait à Cahors (Lot), est arrivé par hélicoptère en début de soirée à Millas. "Ce soir, il faut penser aux familles, à leur angoisse, à leur tristesse et faire en sorte que nous puissions avec décence les accompagner pour surmonter les nouvelles qui sont devant elles", a-t-il notamment déclaré.

À Millas, devant la halle des sports où une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les familles, des élèves du collège s'étaient massés avec anxiété, a constaté l'AFP.  Le collège sera lui ouvert vendredi "pour que les élèves puissent libérer leur parole".

Avec AFP

 

Première publication : 15/12/2017

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