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PÉROU

Pérou : le président refuse de démissionner malgré le scandale Odebrecht

Pedro Pablo Kuczynski, ici en août 2017, dément avoir reçu la moindre somme de l'entreprise brésilienne de BTP Odebrecht.
Pedro Pablo Kuczynski, ici en août 2017, dément avoir reçu la moindre somme de l'entreprise brésilienne de BTP Odebrecht. Ministère péruvien de la Défense.
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L'opposition péruvienne, qui contrôle le Parlement, a demandé, jeudi, la démission du président Pedro Pablo Kuczynski. Ce dernier est accusé de "corruption" dans le cadre du scandale du géant de la construction Odebrecht.

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"Je ne courrai pas, je ne me cacherai pas et je n'ai aucune raison de le faire." Le président du Pérou Pedro Pablo Kuczynski a exclu de démissionner, jeudi 14 décembre, malgré le scandale lié à des versements effectués par l'entreprise brésilienne de BTP Odebrecht à une société qu'il contrôlait, tout en exerçant un mandat public.

Dans une allocution télévisée,  "PPK", comme est surnommé l'actuel chef de l'État, entouré de membres de son gouvernement, a démenti toute malversation.Il a déclaré qu'il était bien le propriétaire de l'entreprise citée, Westfield Capital, mais qu'il ne la dirigeait pas au moment où les versements ont été effectués.

L'opposition de droite, qui contrôle le Congrès péruvien sous la bannière Force populaire avait demandé à Pedro Pablo Kuczynski de présenter sa démission avant jeudi soir, tandis qu'une formation de gauche préparait une motion pour le destituer.Ces deux partis contrôlent ensemble 82 sièges au Congrès. Il faut 87 voix pour destituer le chef de l'État. "Il est évident que sa présence au plus haut poste de la nation n'est plus possible", a déclaré le porte-parole du groupe parlementaire de Fuerza Popular Daniel Salaverry.

Odebrecht, un scandale retentissant de corruption en Amérique latine

Des sources gouvernementales ont déclaré, jeudi, à Reuters, que des membres du gouvernement avaient été choqués d'apprendre l'existence de ces versements d'Odebrecht, alors qu'en novembre Pedro Pablo Kuczynski démentait énergiquement avoir reçu la moindre somme de l'entreprise brésilienne ni avoir eu la moindre relation professionnelle avec elle.

Des ministres de premier plan ainsi que des députés du parti présidentiel de centre-droit ne pensent pas que le chef de l'État puisse survivre politiquement au scandale et sont favorables à sa démission, ont dit ces sources, ce qu'a démenti un porte-parole du président.

Odebrecht, qui est au cœur du plus grand scandale de corruption en Amérique latine, a transmis cette semaine un rapport au Congrès péruvien dans lequel elle détaille les versements d'un montant total de 4,8 millions de dollars (4,07 millions d'euros) effectués à Westfield Capital et à une entreprise dirigée par un ami proche et associé en affaires de Pedro Pablo Kuczynski.

Odebrecht affirme avoir versé environ 30 millions de dollars de pots-de-vin à des responsables péruviens sur une décennie, notamment durant la présidence d'Alejandro Toledo (2001-2006), quand Pedro Pablo Kuczynski était Premier ministre et ministre des Finances.

Avec Reuters et AFP

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