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La chirurgie de l'obésité pas toujours dans les règles de l'art

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Paris (AFP)

Les opérations chirurgicales contre l'obésité sont loin de toujours se faire dans les règles de l'art, a affirmé mardi la Haute Autorité de santé (HAS) après une enquête auprès des établissements de santé.

Elle a constaté "des résultats mitigés et très différents d'un établissement à l'autre, ne permettant pas de garantir à tous les patients la pertinence et la réussite de leur opération".

C'est la première fois que la HAS, autorité publique indépendante chargée de surveiller la qualité du système de santé en France, a recueilli des données sur ce type d'intervention chirurgicale. Et certains résultats l'ont inquiétée.

Pour trois patients sur dix, les examens préalables étaient insuffisants.

Ceux-ci "n'ont pas bénéficié à la fois d'un bilan de leurs comorbidités [leurs autres troubles], d'un bilan endoscopique et d'une évaluation psychologique, éléments minimaux indispensables pour s'assurer que l'opération est pertinente et qu'il n'y a pas de contre-indications métaboliques ou psychologiques", a souligné la Haute Autorité.

Idéalement, l'opération doit faire l'objet d'une concertation entre spécialistes: chirurgien, endocrinologue, nutritionniste ou diététicien, psychiatre ou psychologue, etc.

Or chez un patient sur cinq, rien de tel. Et une fois sur deux seulement, l'opération "a été décidée lors d'une réunion pluridisciplinaire et a fait l'objet d'une communication au médecin traitant", selon la HAS.

La Haute Autorité relève que "les centres spécialisés de l'obésité (CSO) et leurs partenaires, 178 établissements au total, obtiennent de meilleurs résultats que les autres établissements".

L'obésité touche 17% de la population, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, et chez les adultes que les mineurs, selon Santé publique France.

Une opération chirurgicale (pose d'un anneau gastrique, gastrectomie longitudinale ou court-circuit gastrique) est une "intervention lourde qui peut entraîner des complications et qui nécessite un suivi et un engagement du patient à vie", a rappelé la HAS.

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