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Soupçons de bizutage à l'Ensam d'Angers: l'inspection générale saisie

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Rennes (AFP)

L'inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche (IGAENR) a été saisie après que des étudiants ont été brûlés lors d'un rituel d'intégration à l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (Ensam), en octobre, à Angers, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Enseignement supérieur.

"La direction de l'Ensam d'Angers a contacté le ministère dès les faits connus" (mi-octobre, NDLR), indique-t-on au ministère qui précise qu'il s'agit de brûlures sur les bras avec une cuillère chauffée à blanc.

"L'inspection générale a été saisie à la demande de la ministre Frédérique Vidal afin de comprendre comment de tels comportements peuvent perdurer malgré les mesures prises ces dernières années", souligne-t-on de même source.

Les conclusions de cette enquête sont attendues pour fin janvier, peu après une commission disciplinaire interne à l'école, prévue le 10 janvier.

Aucune plainte n'a été déposée, ni par les étudiants ni par leur famille, selon le parquet d'Angers.

"On a franchi une étape, là. C'est l'escalade. Avant, il y avait une pression psychologique. Là, ce sont carrément des sévices. Comment est-ce que, dans une grande école comme ça, on peut encore faire ça?", a réagi Marie-France Henry, présidente du Comité national contre le bizutage.

"Ce n'est pas de l'humiliation, ce n'est pas dégradant? C'est quoi alors? C'est de la torture, tout simplement", s'insurge-t-elle avant de réclamer "une condamnation en justice".

Les faits se sont déroulés le 11 octobre lors d'une "période de transmission des valeurs". L'école, contactée par l'AFP, a précisé avoir suspendu "la période de transmission des valeurs sur tous les sites" après avoir été informée des faits et avoir ouvert une enquête administrative.

"Nous sommes particulièrement vigilants et intransigeants par rapport au cadre défini par la loi de 1998 et au décret de juillet 2016", explique l'école qui assure informer "chaque année les étudiants de la stricte interdiction et des conséquences -y compris pénales- de toute pratique de bizutage, et leur rappellent très régulièrement ces règles".

"La protection des élèves est notre première priorité et nous réaffirmons notre très grande fermeté à cet égard", affirme la direction.

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