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Audiovisuel public: cinq "chantiers" de coopération seront explorés en janvier (Nyssen)

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Paris (AFP)

Les patrons de l'audiovisuel public vont plancher jusqu'à fin janvier sur cinq "chantiers prioritaires" de coopération entre leurs médias dans un contexte de réduction des crédits, a annoncé jeudi la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Les dirigeants de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (comprenant notamment RFI et France 24), l'Ina et Arte ont été reçus jeudi matin rue de Valois pour présenter à la ministre des premières pistes de coopération. Ces hypothèses avaient été définies dans une lettre remise le week-end dernier à Mme Nyssen.

La ministre a retenu cinq "chantiers" sur lesquels ces dirigeants vont devoir plancher en janvier: la reconquête du jeune public, les coopérations internationales, l'offre de proximité, une offre commune en ligne et des synergies sur les ressources. La ministre a demandé des propositions précises et un calendrier de mise en oeuvre.

"Il est essentiel de structurer notre travail en commun (...). On ne transformera pas les médias de l?audiovisuel public en ordre dispersé", a dit Françoise Nyssen après avoir réuni Delphine Ernotte (France Télévisions), Mathieu Gallet (Radio France), Laurent Vallet (Institut national de l'audiovisuel), Marie-Christine Saragosse (France Médias Monde) et Anne Durupty comme représentante de la direction d'Arte.

"Je leur ai demandé d'être encore plus offensifs, plus ambitieux", a déclaré la ministre à la presse, ajoutant que ce type de réunion était destiné à se renouveler dans les prochains mois.

Dans leur lettre, les présidents de l'audiovisuel public proposaient notamment des "tranches" matinales communes à France 3 et France Bleu et une "plateforme numérique intégrée" axée sur la culture associant les groupes publics.

Ils proposaient en outre un rapprochement des réseaux de correspondants à l'étranger. Ainsi, côté radio, "une démarche de coopération plus large" est envisagée avec ainsi la "création de bureaux communs" dans cinq pays où RFI et Radio France disposent aujourd'hui de correspondants séparés (Pékin, Moscou, Jérusalem, Washington et Bruxelles).

Du côté du ministère, un document de travail avait fait état récemment de "pistes" plus radicales. Parmi celles-ci figuraient un possible "rapprochement" entre France Télévisions et Radio France, une fusion de France 3 et France Bleu, la suppression de France Ô ou le passage de France 4 à une diffusion 100% numérique. Le document avait suscité le mécontentement des syndicats qui y voient le risque d'une destruction du service public.

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