Accéder au contenu principal

Syrie : Russie, Turquie et Iran initient de nouveaux pourparlers à Sotchi

Table ronde des principaux représentants syriens et rebelles, à Astana, le 15 septembre 2017.
Table ronde des principaux représentants syriens et rebelles, à Astana, le 15 septembre 2017. Stanislav Filippov, AFP

La Russie, la Turquie et l'Iran ont annoncé samedi la tenue d'un "congrès du dialogue national" les 29 et 30 janvier 2018 dans la station balnéaire russe de Sotchi, à l'issue des pourparlers d'Astana, capitale du Kazakhstan.

PUBLICITÉ

Un "congrès du dialogue national" syrien se tiendra les 29 et 30 janvier dans la station balnéaire russe de Sotchi, ont annoncé vendredi 22 décembre la Russie, la Turquie et l'Iran à l'issue de pourparlers à Astana, la capitale du Kazakhstan. Les trois puisssances comptent tenir dans la ville du sud de la Russie une réunion préparatoire les 19 et 20 janvier.

Un nouveau rendez-vous pour tenter de réunir le régime syrien et les rebelles et avancer vers un règlement politique en Syrie, une semaine après l'échec de la réunion de Genève, huitième round de négociations organisées dans la capitale kazakhe.

"Mieux vaut participer que de ne pas y aller"

Alors que le processus de Genève sous l'égide de l'ONU n'avance pas, Moscou, désormais acteur majeur du conflit, espère capitaliser sur les avancées concrètes obtenues à Astana, qui ont permis de réunir régime et rebelles autour de questions militaires, pour relancer le dialogue politique.

La Russie affirme en outre avoir achevé le retrait partiel de ses troupes déployées depuis deux ans en Syrie, amorcé à la mi-décembre alors que le régime de Bachar al-Assad a désormais repris l'avantage sur le terrain.

À Astana, le chef de la délégation du régime de Damas Bachar al-Jaafari a estimé que le congrès de Sotchi pourrait "poser les bases pour un dialogue entre les Syriens", confirmant sans surprise sa participation.

Du côté rebelle, Ahmed Touma a prévenu que l'opposition devrait se concerter avant d'accepter l'invitation. Le régime "participe à des pourparlers de paix, mais tue notre peuple. Comment parler de dialogue national ?", a-t-il lancé.

Interrogé par l'AFP, un autre responsable de l'opposition, Ayman al-Aasemi, a malgré tout constaté une certaine "ouverture" concernant une participation à Sotchi : "Nous avons demandé des détails (…). À mon avis, mieux vaut participer que de ne pas y aller".

Le sort de Bachar al-Assad

Après six ans d'un conflit qui a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés, le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, soutenu par l'armée russe, a désormais repris l'avantage sur le terrain, mais la perspective d'un règlement politique reste au point mort.

Si Damas est prêt à accepter des élections sous la supervision de l'ONU, les négociations achoppent toujours sur le sort de Bachar al-Assad, le régime refusant d'évoquer l'éventualité de son départ du pouvoir, réclamé par l'opposition.

Dans un communiqué distinct, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, présent à Astana, a insisté sur le fait que "toute initiative politique [devait] contribuer au processus politique sous l'égide de l'ONU à Genève et le soutenir". Il a rappelé son intention de tenir de nouveaux pourparlers à Genève en janvier, concentrés sur la rédaction d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.