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Des célébrations de Noël en demi-teinte à Bethléem, Mossoul ou au Caire

L'archevêque Pierbattista Pizzaballa (au centre) à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 24 décembre 2017.
L'archevêque Pierbattista Pizzaballa (au centre) à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 24 décembre 2017. Musa al-Shaer, AFP

En Cisjordanie comme en Irak ou en Syrie, les célébrations de Noël sont en demi-teinte cette année, au Moyen-Orient. Beaucoup de touristes ont annulé leur voyage à Bethléem après les heurts qui ont suivi la décision américaine vis-à-vis de Jérusalem.

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Des territoires palestiniens ébranlés par la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, à l’Égypte où les coptes sont régulièrement la cible d’attaques, les célébrations de Noël sont ternies par les événements, cette année au Moyen-Orient.

Des scouts palestiniens ont eu beau défiler, dimanche 24 décembre à Bethléem au son de la cornemuse et des tambours pour fêter Noël, la décision américaine vis-à-vis de Jérusalem a assombri les célébrations. L'annonce de Donald Trump "a créé des tensions autour de Jérusalem et détourné l'attention de Noël", a ainsi regretté l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient.

Sur la place de la Mangeoire à Bethléem, l'ambiance paraissait plutôt morose, dimanche, malgré les chants de Noël diffusés par haut-parleurs. Quelques centaines de Palestiniens et de touristes ont bravé un vent froid pour regarder la parade des scouts près de l'église de la Nativité construite sur le site où, selon la tradition, Marie donna naissance à Jésus.

Des dizaines de groupes ont annulé leur voyage prévu à Noël, selon l'archevêque Pizzaballa, et les visiteurs étrangers, habituellement nombreux à Noël lorsque la situation sécuritaire le permet, se sont faits rares à Bethléem.

Noël célébré à nouveau en Syrie et en Irak

En Syrie et en Irak, deux pays où le groupe État islamique (EI) a été chassé en 2017 de la très grande majorité des territoires qu'il avait conquis il y a trois ans, des minorités chrétiennes renouent en revanche cette année avec les célébrations de Noël. C'est le cas notamment LIEN

À Mossoul, deuxième ville d'Irak reprise en juillet, même si une petite partie seulement des chrétiens sont revenus, des chants de Noël ont de nouveau résonné dimanche dans l'église Saint-Paul où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre. Le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles à prier pour "la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde".

En Syrie, les habitants de Raqqa ne sont pas encore revenus après la reconquête de la ville en octobre mais à Homs, en revanche, la communauté chrétienne a célébré Noël avec des récitals, une procession et des spectacles pour enfants. À Damas, les rues des quartiers à majorité chrétienne, comme Bab Touma, ont été décorées de sapins miniatures ornés de paillettes dorées ou argentées.

La situation des chrétiens d'Orient demeure précaire, notamment en Égypte où les Coptes, qui fêteront Noël le 6 janvier, sont régulièrement victimes d'agressions d'extrémistes. Le 22 décembre, une église du sud du Caire a été attaquée par des centaines de personnes qui ont détruit le mobilier et agressé les fidèles avant l'intervention des forces de sécurité, selon l'archevêché d'Atfih.

Avec AFP

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