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La Tunisie suspend les vols entrants d'Emirates après des restrictions visant les Tunisiennes

L'aéroport international de Tunis-Carthage, le 25 mars 2017.
L'aéroport international de Tunis-Carthage, le 25 mars 2017. Fethi Belaid, AFP

Les Tunisiennes se voient depuis quelques jours refuser l'accès aux vols pour les Émirats arabes unis, sans explications. La Tunisie a réagi, dimanche, en suspendant les vols de la compagnie aérienne Emirates.

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La Tunisie a annoncé dimanche soir suspendre des vols de la compagnie Emirates à la suite d'une mesure ciblant les Tunisiennes qui fait scandale dans le pays depuis quelques jours.

Le ministère tunisien du Transport a indiqué dans un communiqué avoir "décidé de suspendre les vols de la compagnie aérienne émiratie vers Tunis jusqu'à ce qu'elle soit capable de trouver la solution adéquate pour opérer ses vols conformément au droit et aux accords internationaux". Ces derniers jours, les ressortissants tunisiennes ont été temporairement empêchées d'embarquer sur des vols pour les Emirats arabes unis sans qu'aucune explication ne leur soit fournie. L'affaire fait scandale en Tunisie, où médias et réseaux sociaux se sont enflammés.

Cette mesure a été appliquée pour la première fois vendredi 22 décembre. Quelques heures plus tard, l'ambassadeur des Émirats en Tunisie avait évoqué une décision "temporaire", assurant qu'elle avait été "levée", et les Tunisiennes avaient finalement pu s'envoler. Mais d'autres cas, comme celui d'une jeune femme à Beyrouth le 23 décembre, ont été enregistrés.

Le 24 décembre, les Émirats ont évoqué des questions de "sécurité" pour justifier cette mesures. "Nous avions été en contact avec (nos) frères en Tunisie sur une information concernant la sécurité qui a nécessité des mesures spécifiques et temporaires", a dit sur Twitter le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash.

Plus tôt, quatre ONG tunisiennes, dont la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) et l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), avaient dénoncé une "décision discriminatoire" qui "viole la dignité et les droits des femmes". Il s'agit aussi d'une violation de "la souveraineté de l'État tunisien", ont-elles poursuivi, en appelant les autorités tunisiennes à se montrer "fermes".

Avec AFP

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