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En Chine, huit ans de prison pour Wu Gan, défenseur des droits de l'homme

La police monte la garde devant le tribunal de Tianjin où a été jugé Wu Gan le 26 décembre.
La police monte la garde devant le tribunal de Tianjin où a été jugé Wu Gan le 26 décembre. Joanna Chiu, AFP

Wu Gan, un dissident chinois, a été condamné mardi à huit ans de prison pour "subversion". C'est la plus lourde sentence infligée à un défenseur des droits de l'homme depuis la reconduction de Xi Jinping à la tête du pays.

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Le tribunal de la ville de Tianjin, dans le nord de la Chine, a condamné mardi 26 décembre, le dissident Wu Gan à huit ans de prison pour tentative de "subversion". C'est la condamnation la plus lourde infligée à un défenseur des droits de l'homme depuis la reconduction de Xi Jinping à  la tête du pays en octobre dernier. Wu Gan avait été arrêté en mai 2015, alors qu'il travaillait pour un cabinet d'avocats de Pékin.

La sentence semble la plus lourde infligée à des dissidents en Chine depuis juin 2016, lorsque deux membres du Parti démocratique chinois, Lu Gengsong et Chen Shuqing, avaient été condamnés respectivement à onze et dix ans et demi de prison pour le même motif.

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Elle est aussi la plus sévère depuis le Congrès du Parti communiste chinois (PCC) au cours duquel le président Xi a appelé à "défendre l'autorité du parti et le système socialiste chinois et s'opposer résolument à toute parole et action de nature à les saper".

Wu Gan, un membre des "709"

Wu Gan, 44 ans, avait été arrêté en 2015 dans le cadre d'un coup de filet visant quelque 200 avocats, juristes et militants s'occupant de dossiers sensibles. La plupart d'entre eux ont été relâchés, mais plusieurs ont été condamnés à la prison. Wu Gan est désormais le plus lourdement condamné de ce groupe de dissidents surnommé "709".

Un autre membre de ce groupe, l'avocat Xie Yang, a également été condamné mardi pour subversion par un tribunal de Changsha (centre), mais les juges ont décidé de le dispenser de peine, en raison de son "repentir", et parce que ses "crimes" n'ont pas causé de "tort grave" à la société, selon une vidéo de l'audience mise en ligne sur le réseau social Weibo.

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Après avoir été maintenu au secret pendant six mois, Xie Yang, via ses avocats, avait accusé la police chinoise de l'avoir torturé, suscitant la réprobation de plusieurs pays occidentaux au début de l'année. Xie Yang était revenu sur ces accusations et avait plaidé coupable lors de son procès en mai 2017. Mardi, devant la cour, il a présenté des excuses pour avoir induit l'opinion en erreur "sur cette question de torture".

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Avec AFP

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