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SYRIE

Syrie : une partie de la rébellion syrienne refuse de participer à la conférence de Sotchi

Vladimir Poutine et Bachar al-Assad assistent à un défilé dans une base militaire russe au nord-ouest de la Syrie, le 11 décembre 2017.
Vladimir Poutine et Bachar al-Assad assistent à un défilé dans une base militaire russe au nord-ouest de la Syrie, le 11 décembre 2017. Page Facebook de la présidence syrienne, AFP
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Quarante groupes syriens ont officiellement rejeté, mardi, l'idée de participer à une conférence sur la Syrie que la Russie veut organiser à Sotchi. L'opposition au régime de Damas accuse Moscou de vouloir contourner les pourparlers de Genève.

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Des dizaines de groupes rebelles syriens ont rejeté, dans un communiqué publié mardi 26 décembre, l'appel de Moscou à tenir un sommet avec le régime de Damas le mois prochain à Sotchi visant à trouver une issue au conflit qui ravage la Syrie.

La Russie et l'Iran – alliés du président Bachar al-Assad – et la Turquie, soutien de la rébellion, avaient proposé de tenir "un congrès de dialogue national" dans la station balnéaire russe les 29 et 30 janvier.

"La Russie participe à tuer le peuple syrien"

"Nous rejetons totalement la tentative de la Russie de contourner le processus de Genève" ont indiqué 40 groupes de la rébellion dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix tenus à plusieurs reprises à Genève sous l'égide de l'ONU et qui n'ont jamais abouti.

Parmi les nombreuses factions signataires figurent l'influent mouvement islamiste Ahrar al-Cham et des groupes autrefois armés par Washington, comme les Brigades al-Motassem.

"Depuis le départ, nous disons que tous ceux qui veulent jouer un rôle d'intermédiaire et de garant en Syrie devraient être neutres, justes et honnêtes dans leur soutien à la transition politique", a affirmé Moustapha Sejari, un responsable au sein de Brigades al-Motassem. "Ce n'est pas le cas de la Russie, qui participe à tuer le peuple syrien".

Acceptation immédiate de Damas

Le régime a immédiatement accepté de participer au sommet de Sotchi, alors qu'il a critiqué à plusieurs reprises le processus de Genève. Les négociations ont toujours bloqué sur la question du départ de Bachar al-Assad réclamé par l'opposition.

Cet appel intervient au moment où la balance penche largement en faveur du régime, qui contrôle désormais 55 % du territoire syrien après avoir infligé une série de revers aux rebelles, présents dans quelques poches à travers ce pays morcelé.

Avec AFP

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