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La Chine dément avoir livré du pétrole à Pyongyang

Le "Lighthouse Winmore" est suspecté par Séoul d'avoir transbordé en octobre des produits pétroliers à un navire nord-coréen.
Le "Lighthouse Winmore" est suspecté par Séoul d'avoir transbordé en octobre des produits pétroliers à un navire nord-coréen. Yonhap, AFP

La Chine a qualifié d'"inexactes" les informations de Donald Trump selon lesquelles Pékin livrerait clandestinement du pétrole à la Corée du Nord, dont le régime fait l'objet d'une série de sanctions économiques de la part de l'ONU.

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La Chine s'est défendue, vendredi 29 décembre, de livrer clandestinement du pétrole à la Corée du Nord, après des accusations en ce sens de Donald Trump et l'arraisonnement par la Corée du Sud d'un navire hongkongais qui aurait transbordé des hydrocarbures sur un bâtiment de Pyongyang.

"Pris la MAIN DANS LE SAC", a lancé, jeudi, le président américain sur Twitter, se disant "très déçu de voir la Chine permettre au pétrole d'entrer en Corée du Nord" en violation des sanctions adoptées par l'ONU pour forcer Pyongyang à renoncer à son programme nucléaire. "Il n'y aura jamais de solution amicale" avec la Corée du Nord "si cela se poursuit", a menacé le président américain, qui a déjà évoqué une action militaire contre ce pays.

Un responsable du département d'État américain a précisé que "certains navires", dont des bateaux chinois, "se livraient à des activités prohibées par l'ONU, y compris des transbordements de produits pétroliers raffinés entre deux vaisseaux et le transport de charbon provenant de la Corée du Nord".

Une accusation catégoriquement rejetée par Pékin, qui a qualifié ces informations d'"inexactes" et s'en est pris en termes à peine voilés au tweet de Donald Trump. "Faire du battage sans raison via les médias ne contribue pas au renforcement de la confiance mutuelle et de la coopération", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

>> À lire : La Corée du Nord qualifie d'"acte de guerre" les sanctions votées par le Conseil de sécurité

Les accusations du président Trump semblent toutefois corroborées par la Corée du Sud, qui a annoncé samedi avoir saisi le 24 novembre un navire hongkongais qui avait transféré des produits pétroliers sur un bateau nord-coréen en violation des sanctions.

"Réseaux illégaux"

Le "Lighthouse Winmore", affrété par une compagnie taïwanaise, a été confisqué le 24 novembre par les douanes sud-coréennes dans le port de Yeosu à la suite d'une inspection. "Depuis cette date, des inspecteurs viennent à bord et interrogent l'équipage", a déclaré samedi à l'AFP un responsable des douanes sud-coréennes. Le navire a un équipage de 25 hommes dont 23 sont chinois et deux birmans, a indiqué un autre responsable sud-coréen.

>> À voir : "L'objectif est de toucher au coeur du système nord-coréen"

Les responsables sud-coréens accusent le "Lighthouse Winmore" d'avoir transbordé le 19 octobre des produits pétroliers sur le navire nord-coréen "Sam Jong 2" dans les eaux internationales. "C'est un cas typique de la façon dont la Corée du Nord contourne sournoisement les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en utilisant ses réseaux illégaux", a déclaré aux journalistes un responsable du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

En 2017, le Conseil de sécurité a imposé à l'unanimité trois séries de sanctions économiques à la Corée du Nord pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique : le 5 août (fer, charbon, pêche...), le 11 septembre (textile, limitation de livraisons de pétrole) et le 22 décembre (produits pétroliers raffinés notamment).

Avec AFP

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