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Migrants : Paris et Madrid proposent la création de "centres fermés"

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le président français Emmanuel Macron, sur le perron de l'Élysée, samedi 23 juin.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le président français Emmanuel Macron, sur le perron de l'Élysée, samedi 23 juin. Ludovic Marin, AFP

La France et l'Espagne ont proposé, samedi, la mise en place de "centres fermés sur le sol européen dès le débarquement" des migrants, à la veille d'un mini-sommet avec leurs partenaires européens sur la question migratoire.

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Des "centres fermés" sur les côtes européennes pour gérer les migrants qui débarquent de Méditerranée. C'est la proposition que la France et l'Espagne, avec l'appui de Berlin, présenteront dimanche 24 juin lors d’un mini-sommet avec leurs partenaires européens pour tenter d'arracher un consensus sur ce sujet qui les divisent, a annoncé samedi 23 juin Emmanuel Macron.

Paris et Madrid proposent d'installer ces centres dotés "de moyens européens", dans lesquels les migrants attendraient l'examen de leur cas, essentiellement en Italie, pays principal d'arrivée, mais aussi en Espagne. La France, aux côtes trop éloignées, ne serait pas concernée, estime l'Élysée.

"C'est une solution qui est coopérative et respectueuse du droit. Nous devons tenir nos principes et ne pas nous laisser bousculer par les extrêmes", estime le président français qui recevait le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

>> À voir : Migrants, l'Europe à l'épreuve

Jusqu'ici les migrants qui arrivent en Europe ne doivent pas obligatoirement passer par des centres, ouverts ou fermés. S'il existe des "hotspots" en Grèce, généralement non fermés, il n'en existe pratiquement aucun en Italie, qui les refuse pour des questions de souveraineté.

Souvent, les migrants repartent d'Italie sans avoir été enregistrés et se dirigent vers d'autres pays, des "mouvements secondaires" dénoncés en Allemagne et que la proposition franco-espagnole veut empêcher.

Sanctions fiancières

"Ceux qui sont en besoin manifeste de protection, qui devraient avoir droit à l'asile, seraient répartis entre pays volontaires de l'Union européenne avant même la fin de l'instruction de leur dossier. Ceux qui ne relèvent pas de l'asile seraient raccompagnés vers leurs pays d'origine, avec des moyens européens", a précisé la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau.

Pour appliquer cette proposition, il faudrait que tous les pays européens acceptent d'accueillir les réfugiés, quitte à les y contraindre.

Emmanuel Macron a ainsi réclamé de sanctions financières envers ceux qui refuseraient de les accueillir, comme l'ont d'ores et déjà annoncé les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), très hostiles aux migrants.

La France espère que le front Paris-Madrid-Berlin fera contrepoids lors du sommet européen de dimanche à ces pays, mais aussi aux ailes droites des gouvernements italien, allemand et autrichien.

Avec AFP

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