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Attaque meurtrière contre les forces de l’ordre tunisiennes près de la frontière avec l’Algérie

Des membres de la garde nationale dans la région de Ben Gardane, le 19 mars 2018.
Des membres de la garde nationale dans la région de Ben Gardane, le 19 mars 2018. AFP

Plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués dimanche dans une attaque armée survenue dans l'ouest de la Tunisie, près de la frontière algérienne. Le ministère de l'Intérieur parle d'une opération "terroriste".

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Six membres des forces de l'ordre tunisiennes ont été tués, dimanche 8 juillet, dans une embuscade dans le nord-ouest de la Tunisie, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Un porte-parole du ministère, le général Sofiene al-Zaq, qui avait fait état dans un premier temps de huit morts, a qualifié cette attaque, la plus meurtrière depuis plus de deux ans, de "terroriste".

Une mine a explosé, "tuant six agents" de la garde nationale près de la frontière avec l'Algérie, dans le secteur de Aïn Soltan, dans la province de Jendouba, a précisé le ministère, affirmant que des assaillants "ont ouvert le feu sur les forces de sécurité" après l'explosion de la mine.

"Des opérations de recherche des terroristes" sont en cours, a-t-il ajouté. Aucun groupe n'a encore revendiqué l'attaque menée dans l'une des zones frontalières montagneuses où sont implantés les deux principaux groupes extrémistes, la phalange Okba ibn Nafaa, branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Jund al Khalifa, affilié au groupe État islamique (EI).

Attaque la plus meurtrière depuis 2 ans

La dernière attaque de grande ampleur dans le pays remonte à mars 2016, lorsque des jihadistes avaient lancé des opérations coordonnées contre des installations sécuritaires de Ben Guerdane, près de la frontière avec la Libye, entraînant la mort de 13 membres des forces de l'ordre et de sept civils.

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.

Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis l'attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

Cette attaque risque d'accentuer la crise politique profonde que traverse actuellement le pays, dont le Premier ministre Youssef Chahed, qui a limogé l'ex-ministre de l'Intérieur récemment, fait face à une offensive venue de son propre camp.

Avec AFP

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