Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

MHD, le phénomène afro-trap

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump se fait l'avocat de Brett Kavanaugh

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

"Zone démilitarisée" à Idleb : Erdogan et Poutine en faiseurs de paix ?

En savoir plus

TECH 24

Hacker les humains

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget 2019 : quels sacrifices ?

En savoir plus

REPORTERS

Colombie : au Catatumbo, "les damnés de la coca"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le tournant ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Tiken Jah Fakoly

En savoir plus

#ActuElles

Maroc : les droits des femmes encore à conquérir

En savoir plus

Afrique

Égypte, Russie, Venezuela… : huit scrutins à suivre en 2018

© AFP | Abdel Fattah al-Sissi, Vladimir Poutine et Nicolás Maduro ont tous trois une échéance présidentielle en 2018.

Texte par Alcyone WEMAËRE

Dernière modification : 01/01/2018

Des scrutins présidentiels auront lieu en Égypte, en Russie et au Venezuela en 2018, tandis que les Irakiens, les Hongrois et les Libanais voteront pour des législatives. Aux États-Unis, les "mid-terms" s'annoncent comme un test pour Donald Trump.

L'année 2017 aura été, pêle-mêle, l’année de l’élection d’Emmanuel Macron, de la réélection du président iranien Hassan Rohani et de la chancelière allemande Angela Merkel ainsi que des référendums d’indépendance dans le Kurdistan irakien et en Catalogne. Quels sont les scrutins les plus attendus en 2018 ? Tour d'horizon non exhaustif.

Égypte

Qui osera défier Abdel Fattah al-Sissi à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu entre février et mai 2018 ? Candidat à sa propre succession, le général qui a fait tomber Mohammed Morsi en 2013 avant de se faire élire avec 96 % des voix, n'a pas fait mystère de son intention de briguer un second mandat. Et le régime égyptien ne fait pas de cadeaux à ceux qui semblent prêts à affronter ce président à la popularité en berne. Ahmed Chafik ? Lorsque l’ancien Premier ministre de Hosni Moubarak a annoncé sa candidature à la présidentielle depuis les Émirats arabes unis, il a aussitôt été expulsé vers Le Caire… où il a finalement déclaré qu’il reconsidérait sa candidature. Khaled Ali ? Cet avocat défenseur des droits de l’Homme, lui aussi candidat déclaré, a été condamné à trois mois de prison pour un supposé doigt d’honneur fait à l’issue d’une victoire judiciaire contre Sissi. Une condamnation qui pourrait invalider sa candidature… "Si nous avions des élections équitables, n’importe qui pourrait battre Sissi", résumait Khaled Ali dans une interview à Reuters en juin dernier.

Russie

Le 18 mars prochain, 110 millions de citoyens russes sont appelés à participer à un scrutin semblant joué d’avance. Si plus d'une vingtaine de candidats a dit vouloir affronter Vladimir Poutine, au pouvoir depuis déjà 18 ans, le principal obstacle à la réélection du président sortant s’est envolé avec le rejet, le 25 décembre, de la candidature du principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny. Ce dernier a appelé à une "grève du vote" après la décision de la Commission électorale. Or, une abstention élevée affaiblirait la légitimité du résultat. Les experts estiment dès lors que le principal objectif du Kremlin est de mobiliser les électeurs et de limiter les fraudes pour éviter des manifestations d'ampleur comme en 2011-2012 ainsi que les critiques des Occidentaux et de l'opposition. L'Union européenne a déjà donné de la voix pour dénoncer le rejet de la candidature d’Alexeï Navalny, décision qui jette, selon Bruxelles, "un sérieux doute sur le pluralisme politique en Russie et la perspective d'élections démocratiques". Mais pour le Kremlin, "la non-participation d'une des personnes qui souhaitait être candidate en raison de la loi ne peut en aucun cas affecter la légitimité de l'élection".

Venezuela

"En 2018, nous aurons, grâce à Dieu et au peuple, la réélection de notre frère Nicolás Maduro comme président de la République". Si Nicolás Maduro, élu en 2013, n’a pas encore officialisé sa participation à la présidentielle qui doit se tenir avant la fin de l’année 2018, la déclaration de son vice-président, Tareck El Aissami, ne laisse pas de place au doute. Après la répression sanglante des manifestations antigouvernementales du printemps, les opposants de celui qui est qualifié de "dictateur" par Washington apparaissent désormais divisés. Surtout, ses principaux adversaires potentiels sont d’ores et déjà écartés de la course présidentielle : le chef de Volonté populaire, Leopoldo Lopez, est ainsi assigné à résidence et celui de Justice d'abord, Henrique Capriles, s'est vu interdire d'exercer une fonction politique. L'Assemblée nationale constituante du Venezuela a, par ailleurs, approuvé en décembre un décret qui prive de statut politique les partis ayant boycotté les élections municipales du 10 décembre… ce qui pourrait empêcher les principales formations politiques de participer à l'élection présidentielle.

Cameroun

À 84 ans, il est l’un des plus vieux chefs d’État au monde. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, sera-t-il candidat à un nouveau mandat en 2018 ? Surnommé "le sphinx" pour son goût du secret, il n’a encore rien dit de ses intentions. Mais la chute au Zimbabwe de Robert Mugabe, à qui on l'a souvent comparé pour sa longévité, pourrait lui donner matière à réflexion. Si Paul Biya n’était pas lui-même candidat, impossible d’imaginer pour lui succéder une personnalité qui ne serait pas "choisie" et issue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir.

Hongrie

La Hongrie, dirigée depuis 2010 par le nationaliste Viktor Orban, est régulièrement critiquée par ses partenaires européens pour avoir procédé à des réformes jugées dommageables pour l'État de droit et l'équilibre des pouvoirs. Farouchement opposé à l'accueil de réfugiés en Hongrie, Viktor Orban a déjà résumé en ces termes l’enjeu des législatives d’avril 2018 : "L'enjeu de toutes les élections est de savoir si l'on a un Parlement et un gouvernement défendant les intérêts du peuple hongrois ou s'il est au service d'intérêts étrangers", a-t-il déclaré au journal progouvernemental Magyar Idok. Ce positionnement de plus en plus xénophobe de Viktor Orban permet paradoxalement aujourd'hui au parti extrémiste Jobbik, qui a modéré son discours, de se présenter comme la principale alternative.

Irak

Après la victoire militaire contre le groupe État islamique, le retour à la normalité démocratique en Irak en 2018, avec les législatives du 15 mai ? C’est en tout cas la volonté affichée par le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, qui devrait sortir renforcer de ce scrutin. L’ombre de l’allié iranien sur l’élection sera observée de près. Hadi al-Ameri et Kaïs al-Khazali, deux des principaux chefs des milices chiites irakiennes proches de Téhéran, ont annoncé qu'ils plaçaient leurs hommes sous les ordres de Haïdar al-Abadi. Cette décision pourrait leur permettre de participer aux élections, peut-être dans le cadre d'une alliance plus large soutenue par l'Iran.

Liban

Le Liban n'a pas tenu de scrutin parlementaire depuis 2009 faute de consensus sur une nouvelle loi électorale. C’est dire l’importance des élections législatives du 6 mai 2018 qui vont mettre en place, pour la première fois, un système de représentation proportionnelle. Après la démission le 4 novembre, depuis l’Arabie saoudite, de Saad Hariri accusant le puissant mouvement chiite du Hezbollah, composante de son gouvernement, et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban puis le revirement du Premier ministre libanais, le scrutin sera suivi de près sur l'échiquier régional.

États-Unis

Les élections de mi-mandat auront lieu le 6 novembre 2018. Lors de ce scrutin, la totalité de la Chambre et le tiers du Sénat seront renouvelés. Il s’agira du véritable premier vrai test électoral pour Donald Trump. La victoire surprise du démocrate Doug Jones le 12 décembre dans l'élection sénatoriale partielle en Alabama est en tout cas de mauvaise augure pour le président américain, car elle pourrait annoncer une vague de contestation démocrate aux élections parlementaires de mi-mandat de novembre prochain et faire perdre aux républicains le contrôle d'une voire des deux chambres du Congrès.

Première publication : 01/01/2018

  • LIBAN

    Liban : les élections législatives fixées au 6 mai

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Russie : Vladimir Poutine candidat pour un quatrième mandat en 2018

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Égypte : l'ex-Premier ministre égyptien Chafik n'écarte pas sa candidature à la présidentielle

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)