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Moyen-Orient

Manifestations en Iran : plusieurs personnes tuées, malgré l'appel au calme de Rohani

© AFP | Des étudiants iraniens manifestent devant l'université de Téhéran pour dénoncer le coût de la vie, le 30 décembre 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/01/2018

Malgré un appel au calme du président Hassan Rohani, dix manifestants ont été tués dans de nouveaux troubles nocturnes en Iran. Le pays connaît depuis jeudi des protestations inédites depuis des années pour défendre le pouvoir d'achat.

"Dans les événements de la nuit dernière, malheureusement, une dizaine de personnes au total ont été tuées dans plusieurs villes", a déclaré, lundi 1er janvier, la télévision publique iranienne à la suite des manifestations qui ont lieu en Iran depuis jeudi dernier.

Dimanche soir, six personnes ont péri par des "tirs suspects" à Toyserkan, dans l'ouest du pays, selon la télévision d'État, et quatre sont mortes à Izeh et Doroud, selon d'autres médias. Au total, 12 personnes ont péri depuis le début des troubles.

Pour la quatrième nuit consécutive, les Iraniens sont descendus dimanche soir dans les rues de plusieurs villes du pays, dont la capitale Téhéran, pour protester contre le pouvoir et les difficultés économiques – chômage, vie chère et corruption. Les autorités avaient pourtant bloqué sur les téléphones portables les messageries Telegram et Instagram, utilisées pour appeler à manifester.

>> À voir sur France 24 : "Manifestations en Iran : 'Un phénomène de ras-le-bol économique et social'"

Selon des vidéos mises en ligne par les médias iraniens et les réseaux sociaux, les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques ou des sièges du Bassij (milice islamique du régime). Les manifestants ont aussi mis le feu à des voitures de police.

"Le peuple répondra aux fauteurs de troubles et hors-la-loi"

"Le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles et hors-la-loi", a réagi lundi le président Hassan Rohani après cette nouvelle nuit de manifestations, en qualifiant les protestataires de "petite minorité qui (...) insulte les valeurs sacrées et révolutionnaires".

"Notre économie a besoin d'une grande opération de chirurgie, nous devons tous être unis", a-t-il ajouté dans un communiqué, insistant sur la détermination du gouvernement à "régler les problèmes de la population", en particulier le chômage.

Le président Hassan Rohani est sorti de son silence dimanche en reconnaissant que l'Iran devait fournir "un espace" pour que la population puisse exprimer ses "inquiétudes quotidiennes", mais il a condamné les violences et la destructions des biens publics. "Critiquer, c'est totalement différent que d'utiliser la violence", a-t-il souligné lors du Conseil des ministres. "Il faut même créer les conditions pour la critique, les protestations légales, y compris des manifestations et des rassemblements légaux. C'est le droit du peuple."

Élu pour un second mandant en mai dernier, Hassan Rohani a permis à l'Iran de sortir de son isolement avec la levée de sanctions internationales qui avaient été imposées pour dénoncer les activités nucléaires sensibles du pays. Cette levée de sanctions avec la signature d'un accord historique avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien avait fait espérer aux Iraniens une amélioration de la mauvaise situation économique, mais les fruits de cet accord se font toujours attendre.

Avec AFP

Première publication : 01/01/2018

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