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Amériques

Pérou : l'ex-président Fujimori libre après une grace controversée

© Luka Gonzales, AFP | L'ex-président péruvien Alberto Fujimori saluant la foule à sa sortie de clinique, le 4 janvier 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/01/2018

Condamné pour crimes contre l'humanité, l'ex-président péruvien Fujimori est sorti libre jeudi de la clinique de Lima où il avait été admis, après avoir été gracié par l'actuel chef de l’État Pedro Pablo Kuczynski, provoquant une crise politique.

L'hospitalisation puis la liberté. L'ex-président péruvien, condamné pour crimes contre l'humanité, est ressorti jeudi 4 janvier de la clinique où il avait été transféré, après avoir été gracié par l'actuel chef de l'État, Pedro Pablo Kuczynski, déclenchant une crise politique.

Escorté par des policiers et des gardes du corps, l'ancien homme fort du Pérou (1990-2000), âgé de 79 ans, a quitté l'établissement à 21h40 locales (02h40 GMT) en fauteuil roulant par la porte principale. Souffrant de problèmes cardiaques et gastriques, l'ancien dirigeant avait été transféré depuis sa prison le 23 décembre, la veille de la grâce. Il sera resté 12 jours hospitalisé.

Fatigué mais "serein"

Il a brièvement salué de la main droite ses supporters et les journalistes massés devant la grille avant de s'engouffrer dans un puissant 4x4 noir aux vitres teintées en compagnie de son fils cadet, Kenji, figure majeure de la politique péruvienne et considéré comme un de ses héritiers. Lorsque le véhicule a fendu la foule, certaines personnes ont crié "On t'aime ! On t'aime !".

"Avec mon papa !", a écrit Kenji sur son compte Twitter en publiant un selfie où on le voit poser tout sourire au premier plan au côté de son père, visiblement fatigué, depuis l'intérieur de la voiture.

Près d'une heure après sa sortie, le convoi de l'ancien président est entré dans un quartier privé situé dans une zone cossue de l'est de la capitale péruvienne, La Molina. "Il s'agit des premières minutes d'Alberto Fujimori en liberté", a déclaré à l'AFP son médecin personnel Alejandro Aguinaga.

"Il est serein, ce n'est pas quelqu'un qui exagère ses émotions, il sait qu'il doit faire attention, qu'il souffre d'un problème cardiaque sévère", a-t-il ajouté, précisant que Fujimori allait séjourner "dans une maison à Lima". Selon le Dr Aguinaga, Alberto Fujimori allait se réunir avec ses quatre enfants.

Un président controversé

Alberto Fujimori, ingénieur d'origine japonaise qui a gouverné le Pérou d'une main de fer, n'en finit pas depuis de diviser ce pays andin : pour certains, il est l'homme qui a combattu avec succès la guérilla maoïste du Sentier lumineux et dopé l'essor économique. D'autres se souviennent surtout de ses méthodes autoritaires, qui l'ont conduit derrière les barreaux pour avoir commandité deux massacres perpétrés par un escadron de la mort en 1991-1992.

Condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l'humanité et corruption, il en a purgé 12 et vient d'être gracié par l'actuel chef de l'État, provoquant une crise majeure dans le pays, ponctuée de manifestations de familles de victimes et de démissions au sein du gouvernement de "PPK", le surnom de Pedro Pablo Kuczynski.

Également âgé de 79 ans, Kuczynski s'était engagé durant sa campagne électorale de 2016 à ne pas libérer Fujimori. Une partie des Péruviens reprochent à "PPK" d'avoir ainsi négocié sa survie à la tête de l'État, alors qu'il était menacé de destitution par le Parlement.

Sur le front de la justice, les militants des droits de l'Homme se mobilisent. Des avocats des victimes et d'ONG ont saisi la Cour interaméricaine des droits de l'Homme, dont le siège est à San José (Costa Rica), afin qu'elle demande des comptes au gouvernement péruvien et analyse cette grâce en vue d'une éventuelle annulation. Une audience est prévue le 2 février. "La Cour peut décider d'annuler une décision" prise au Pérou, affirme Carlos Rivera, un des avocats.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2018

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