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Manifestations en Iran : le Parlement se réunit à huis clos

Un manifestant se tient sous un immense drapeau iranien lors d'une manifestation de soutien au régime, le 3 janvier 2018 dans le sud du pays.
Un manifestant se tient sous un immense drapeau iranien lors d'une manifestation de soutien au régime, le 3 janvier 2018 dans le sud du pays. Morteza Jaberian, Tasnim News, AFP

Les députés iraniens se sont réunis, dimanche, à huis clos pour une session consacrée aux récentes manifestations qui ont secoué le pays et fait 21 morts. Des rassemblements pro-gouvernementaux sont toujours organisés dans tout le pays.

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Le Parlement iranien s'est réuni, dimanche 7 janvier, à huis clos, pour une session consacrée aux manifestations, qui ont secoué le pays fin décembre contre le coût de la vie et le pouvoir, lors desquelles 21 personnes sont mortes.

"La réunion du Parlement a principalement porté sur les conditions de vie des gens, la situation économique et le chômage", a déclaré le député conservateur Mohammad Reza Kachouie. De son côté, le député réformateur Bahram Parsaie a noté que la situation actuelle était le résultat de "décennies de mauvais choix". "J'espère que nous allons regarder la réalité en face et tirer les leçons de nos erreurs", a-t-il déclaré.

Levée du blocage de Telegram

La question des restrictions imposées à Telegram, réseau social le plus populaire en Iran, pendant les troubles a également été abordée.

"Il a été décidé de prendre les mesures pour la levée du filtrage de Telegram, mais cela dépend des engagements des responsables de cette messagerie, car les actions des ennemis de la République islamique ont été menées à travers Telegram", a déclaré Behrouz Nemati le porte-parole de la présidence du Parlement à l'issue des discussions.

>> À lire aussi : Le pouvoir iranien, un système verrouillé aux mains du Guide suprême

Telegram, qui compterait plus de 25 millions d'utilisateurs quotidiens, continue de faire l'objet de restrictions dans le pays : l'accès au réseau reste impossible à partir d'un téléphone portable, sauf si l'on utilise un réseau privé virtuel (VPN).

Les autorités demandent au réseau social de bloquer certains canaux créés par des opposants iraniens à l'étranger, afin d'appeler ouvertement la population à renverser le pouvoir.

Manifestations pro-gouvernementales

Lors des manifestations, qui ont eu lieu du 28 décembre au 3 janvier, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran. "Les responsables en charge de la sécurité ont affirmé que la plupart des personnes arrêtées ont été libérées", a déclaré Gholamreza Heydari, un député réformateur de Téhéran, cité par le site officiel du Parlement. En revanche, selon le porte-parole de la police, "les principaux responsables des troubles sont entre les mains de la justice et emprisonnés".

Depuis la fin de ce soulèvement, des manifestations de soutien aux autorités ont pris le relai dans de nombreuses villes. Ces rassemblements sont une "réponse de la population aux fauteurs de troubles et à ceux qui les soutiennent", affirme la télévision d'État. Les autorités iraniennes accusent Washington, Israël et l'Arabie saoudite d'avoir été à l'origine des troubles avec la complicité de groupes "contre-révolutionnaires".

Avec AFP

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