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L'ONU exhorte Israël de renoncer à son plan de renvoi forcé de migrants africains

Manifestation de migrants contre le programme d'expulsion du gouvernement israélien, en janvier 2017.
Manifestation de migrants contre le programme d'expulsion du gouvernement israélien, en janvier 2017. Gali Tibbon, AFP

Les Nations unies exhortent l’État hébreu à renoncer à son plan de renvoi forcé obligeant des milliers de migrants africains à quitter son territoire d'ici à mars contre un billet d'avion et près de 3 000 euros.

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Expulsion ou incarcération. L’ONU a appelé mardi Israël à renoncer à son programme d'expulsion forçant des dizaines de milliers de migrants africains à quitter son territoire d'ici à mars, sous peine d'arrestation.

Le plan concerne quelque 38 000 personnes en situation irrégulière, originaires principalement d'Érythrée et du Soudan. Le gouvernement israélien leur a offert la somme de 3 500 dollars (soit 2 900 euros) et un billet d'avion si elles acceptent de partir d'ici à mars, en les menaçant d'emprisonnement après cette date.

Ce programme avait été largement critiqué lorsqu'il avait été dévoilé pour la première fois l'an dernier, mais le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de l'ONU a tiré à nouveau la sonnette d'alarme après l’annonce du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, la semaine dernière, indiquant que la mise en œuvre du plan avait débuté.

"Le HCR appelle une nouvelle fois Israël à stopper sa politique de réinstallation d'Érythréens et de Soudanais en Afrique subsaharienne", a déclaré l'agence de l'ONU dans un communiqué. Le porte-parole du HCR William Spindler a déclaré aux journalistes à Genève que le programme n'était pas "cohérent" et qu'il avait été "mis en place d'une manière pas très transparente".

Rwanda et Ouganda démentent un accord avec Israël sur les migrants

Le gouvernement, qui a approuvé en novembre la fermeture du centre de rétention de Holot (sud), situé dans le désert du Néguev, n'a pas clairement indiqué vers quels pays les migrants seraient envoyés. Mais il a reconnu tacitement que les Soudanais et les Érythréens risquaient leur vie s'ils étaient renvoyés dans leurs pays. Selon des activistes en Israël, le gouvernement a en conséquence signé des accords avec le Rwanda et l'Ouganda, qui ont accepté d'accueillir ces migrants si leur départ d'Israël se fait avec leur consentement.

L'Ouganda a publiquement démenti l'existence d'un tel accord et selon l'ONU, le Rwanda a également nié son implication. Le HCR a toutefois interviewé 80 personnes qui ont été expulsées vers le Rwanda avec la prime de 3 500 dollars avant de repartir vers l'Italie, après avoir traversé des zones de conflit, comme le Soudan et la Libye. "Le long de la route, ils ont été victimes d'abus, de tortures et de vols, avant de risquer une nouvelle fois leur vie en traversant la Méditerranée", a indiqué le HCR dans un communiqué.

Le porte-parole a demandé à Israël de trouver une autre solution pour régler le problème des migrants, en soulignant que l'ONU était prête à aider à réinstaller ces personnes à travers des canaux officiels.

Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d'Afrique subsaharienne.

Avec AFP

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