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Dans la presse

"Donner sa chance à la Tunisie"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 15 janvier : les manifestations anti-austérité en Tunisie, les remous provoqués par l’accord conclu entre Angela Merkel et Martin Schulz en Allemagne, et de nouvelles affaires de harcèlement moral et sexuel.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la mobilisation de l’opposition tunisienne, sept ans après la chute de Ben Ali. Hier, près d’un millier de personnes se sont rassemblées à Tunis pour dire «non» au coût de la vie et à la politique d’austérité du gouvernement.

 

Un gouvernement qui riposte en accusant les «partis anarchiques de gauche d’inciter au chaos», tout en acceptant de lâcher du lest avec l’annonce d’une série de mesures sociales, qualifiées à leur tour de «rafistolage» et de «poudre aux yeux» par l’opposition, dont le journal La Presse tente de réfréner l’impatience. «Ces mesures, comme tout le monde sait, n’ont nullement la prétention de résoudre tous les problèmes économiques et sociaux de la Tunisie, ni de réduire le taux de pauvreté ou la souffrance des familles et des régions démunies», concède le quotidien tunisien. «Elles ont toutefois un mérite, celui de prouver, encore une fois, qu’ensemble, malgré nos différences et nos différends, nous pouvons arriver à bout des difficultés et trouver des voies, fussent-elles étroites, pour sortir de l’impasse». Un message d’apaisement très loin de l’amertume exprimée par Kapitalis, qui voit la Tunisie passée en sept ans «de l’euphorie au désenchantement». «Depuis sept ans, sommes-nous devenus plus riches, mieux soignés, mieux transportés, nos enfants mieux éduqués ? La justice est-elle plus sourcilleuse, la police plus proche des citoyens, les syndicats moins opportunistes et le patronat moins cupide ?». Non, estime le site tunisien, pour qui «le cœur du problème est que les acteurs majeurs, les bénéficiaires véritables de la corruption, sont encore installés dans les rouages dominants de l’État».

 

Un mot, également, des remous suscités en Allemagne par l’accord conclu il y a trois jours entre le patron du SPD, Martin Schulz, et Angela Merkel. D’après The Financial Times, le patron des sociaux-démocrates et la chancelière seraient notamment parvenus à se mettre d’accord sur un projet qui amènerait l’Allemagne à faire «le plus grand pas» vers l’intégration de l’UE qu’elle ait fait depuis le traité de Maastricht. Une perspective qui risque de provoquer une fronde au sein de la CDU d’Angela Merkel, selon le journal. Cet accord doit aussi être validé par les délégués du SPD, réunis en congrès extraordinaire dimanche prochain, dont certains ont déjà fait connaître leur opposition, au grand mécontentement du journal Die Welt, qui fait part de son incompréhension. «Certains responsables du SPD préfèrent se concentrer sur ce qui les mécontente dans cet accord, plutôt de ce réjouir de ce qu’ils sont parvenus à arracher», critique en substance le journal.

 

Il est aussi beaucoup question, ce matin, de cette affaire de harcèlement moral présumé visant le studio Quantic Dream, considéré comme l’un des fleurons du jeu vidéo français. D’après le site Médiapart et le journal Le Monde, David Cage, le président et fondateur de l’entreprise, et Guillaume de Fondaumière, son bras droit, sont accusés par d'anciens employés de comportements inappropriés voire dégradants, notamment à-travers des photomontages graveleux ainsi que de blagues sexistes et racistes proférées par des salariés qu'ils auraient laissé faire. Tous deux ont réagi en se disant «très surpris» et «choqués», en évoquant des «élucubrations» d'anciens salariés «frustrés» qui n'auraient jamais fait part, jusque-là, de ces problèmes. Le Monde raconte que tout aurait commencé en février 2017, lorsqu'après avoir reçu un e-mail collectif illustré d’une photo truquée le mettant en scène, le responsable informatique de Quantic Dream consulte un dossier en accès libre sur le serveur de la société contenant six cents photomontages dégradants de salariés. Le Monde dit les avoir consultés. Les plus choquants présenteraient des collaborateurs de Quantic Dream dans des positions sexuelles, affublés de codes homophobes ou sexistes, ou encore grimés en nazis. Noms de ces fichiers : «LeClubDesPutes», «MariagedevieuxPDs», ou encore «Quantic Dream recrute toujours… des racistes».

 

Ce week-end, treize personnes ont quant à elles accusé de harcèlement sexuel le célèbre photographe de mode Mario Testino. Publiés par The New York Times, leurs témoignages mettent également en cause un autre photographe de mode, Bruce Weber. Ils ont eu un effet quasi-immédiat. Le site d’E ! Online rapporte que leur collaboration avec le groupe Condé Nast, qui gère notamment les titres Vogue, Vanity Fair et GQ notamment, était suspendue «jusqu'à nouvel ordre». Dans un communiqué, le directeur général du groupe de presse, Bob Sauerberg, et sa directrice artistique, Anna Wintour, qui se sont dits «interpellés par ces accusations», qu'ils prennent «très au sérieux».

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