Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

France : remaniement et maintenant ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"First Man", Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong

En savoir plus

L’invité du jour

Reed Brody : "C’est la jurisprudence Pinochet qui a permis le procès d'Hissène Habré"

En savoir plus

FOCUS

Quelles alternatives à la prison pour les condamnés ?

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Le marché florissant du cannabis

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Le Premier ministre australien et Jérusalem"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a un an"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Élections locales en Côte d'Ivoire : bras de fer entre le PDCI et le RHDP

En savoir plus

LE DÉBAT

Comment expliquer l'ampleur des inondations meurtrières dans l'Aude ?

En savoir plus

FRANCE

"Liberté d'importuner" : Catherine Deneuve s'excuse auprès des victimes de viol

Catherine Deneuve présidera lundi à Angers le jury du festival "Premiers plans".

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 15/01/2018

Dans une lettre publiée dimanche dans Libération, l'actrice Catherine Deneuve revient sur la tribune polémique de la "liberté d'importuner". Si elle assume ce texte "vigoureux", elle prend ses distances avec certaines signataires.

"Oui, j’ai signé cette pétition, et cependant, il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte, explique l'actrice Catherine Deneuve dans une lettre publiée dimanche 14 janvier par le quotidien Libération sur son site internet. Dire sur une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime".

>> À voir : "Liberté d'importuner", à contre-courant de #Metoo

"Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses, a-t-elle conclu dans ce billet.

Vives réactions

La tribune polémique, parue le 9 janvier dans Le Monde, défend "la liberté d'importuner" pour les hommes, l'estimant "indispensable à la liberté sexuelle". Les rédactrices de la tribune cosignée par l'actrice, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani, qui se veulent à contre-courant de l'élan né de l'affaire Weinstein, ont salué le texte de Catherine Deneuve en "réaffirmant la nécessité de préserver la liberté sexuelle et de combattre le lynchage médiatique".

>> À lire : Les accusations se multiplient à Hollywood

En France, la tribune avait suscité des critiques et des interrogations de la part de militantes féministes et de personnalités politiques comme François Bayrou et Laurence Rossignol, l'ex-ministre des Droits des Femmes. Le Monde a lui aussi justifié ce week-end la publication de la tribune, au nom de la "défense du pluralisme des idées".

En Italie, l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait au contraire salué ce texte. "Je voudrais dire aux conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m'apporter leur soutien que je ne suis pas dupe. Ils n'auront ni ma gratitude ni mon amitié, bien au contraire", écrit l'actrice dimanche. Avant cette tribune, l'actrice s'était déjà attiré les foudres des féministes en soutenant Roman Polanski, accusé de viol.

"Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon"

"Évidemment rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l'aurais pas signé", assure Catherine Deneuve, qui a rappelé son engagement féministe à l'époque de la signature du manifeste pour l'avortement des "343 salopes". Mais pour elle, "la solution viendra de l'éducation de nos garçons comme de nos filles. Mais aussi éventuellement de protocoles dans les entreprises, qui induisent que s'il y a harcèlement, des poursuites soient immédiatement engagées", car elle croit "en la justice".

"Il y a, je ne suis pas candide, bien plus d'hommes qui sont sujets à ces comportements que de femmes. Mais en quoi ce hashtag (#Balancetonporc, NDLR) n'est-il pas une invitation à la délation ?", s'interroge-t-elle, s'inquiétant en outre du "danger des nettoyages dans les arts". "Une époque où de simples dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. (...) Je n'excuse rien. Je ne tranche pas sur la culpabilité de ces hommes car je ne suis pas qualifiée pour", poursuit-elle.

>> À voir : #Balancetonporc bouscule et dérange la société française

Les explications de Deneuve, attendue ce lundi à Angers au festival "Premiers plans", où elle préside le jury, étaient attendues après les nombreuses réactions cette semaine.

Avec AFP

Première publication : 15/01/2018

  • FRANCE

    #MeToo : une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, défendent la "liberté d'importuner"

    En savoir plus

  • Revue de presse nationale

    Catherine Deneuve : "Je suis une femme libre"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    "Time's up", le projet des actrices d'Hollywood pour lutter contre le harcèlement sexuel

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)