Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Elections locales en Côte d'Ivoire : bras de fer entre le PDCI et le RHDP

En savoir plus

LE DÉBAT

Inondations en France : plusieurs morts dans l'Aude

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Le vélo de retour à Cuba et les entrepreneurs burundais en province qui innovent

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mo'Kalamity, ambassadrice capverdienne d'un reggae conquérant

En savoir plus

FOCUS

En Californie, une croisade anti-avortement après une décision de la Cour suprème

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Adlène Méddi : "1994, une année de basculement en Algérie"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Égypte : nouveau procès pour Ahmed Douma, icône de la révolution

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

L'enjeu sécuritaire des législatives en Afghanistan

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Luis Aguiriano : "Je ne pense pas que Manuel Valls sera maire de Barcelone"

En savoir plus

Asie - pacifique

Rohingya : accord signé entre le Bangladesh et la Birmanie pour un retour des réfugiés d'ici 2020

© Munir Uz Zaman, AFP

Vidéo par Clovis CASALI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/01/2018

Le Bangladesh et la Birmanie ont conclu un accord, mardi, portant sur le rapatriement des 650 000 Rohingya réfugiés au Bangladesh dans un délai de deux ans. Ils ont fui une campagne de répression de l'armée birmane depuis fin août.

Les deux pays se sont entendus à Naypyidaw, en Birmanie, "sur le document que devront remplir" les Rohingya, a indiqué mardi 16 janvier le ministère des Affaires étrangères du Bangladesh. "Dans les jours qui viennent, les réfugiés pourront commencer à s'enregistrer. Le processus va pouvoir commencer", a expliqué à l'AFP Mohammad Sufiur Rahman, ambassadeur du Bangladesh en Birmanie. Ce dernier a toutefois écarté un retour des premiers Rohingya fin janvier comme cela avait été annoncé : "c'est impossible".

>> À voir : L'impossible retour des Rohingya sur leurs terres

Sous pression sur la scène internationale et du Bangladesh qui accueille près d'un million de réfugiés rohingyas à sa frontière sud-est, le gouvernement birman d'Aung San Suu Kyi a promis de rapatrier les réfugiés s'ils peuvent prouver qu'ils y habitaient auparavant. D'après le communiqué du ministère des Affaires étrangères du Bangladesh, cinq camps doivent être construits dans l'État Rakhine, l'ouest de la Birmanie, où vivaient la grande majorité des Rohingya.

Pour les Nations unies, cette minorité musulmane a été victime d'une "épuration ethnique". De nombreuses associations caritatives et diplomates se demandent de toute façon si les Rohingya traumatisés accepteront de rentrer chez eux.

>> À lire : Les Rohingya victimes d'"un exemple classique de nettoyage ethnique", selon l'ONU

La plupart des réfugiés rohingyas approchés par l'AFP à l'intérieur des camps confirment qu'ils ne souhaitent pas rentrer chez eux – leur village ont souvent été brûlés et leurs champs confisqués. Ils estiment également que l'État Rakhine n'offre pas de garantie de sécurité.

Victimes de discriminations, ils n'ont pas de papiers d'identité et ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux.

Dans un pays marqué par un fort nationalisme bouddhiste, les musulmans rohingyas représentent la plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 16/01/2018

  • BIRMANIE

    Plus de 6 700 Rohingya ont été tués lors du premier mois des répressions en Birmanie, selon MSF

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Le pape François utilise le terme "Rohingya", après avoir rencontré des réfugiés au Bangladesh

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)