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Erreur 404, graphisme douteux : les "Fake News Awards" de Donald Trump furent encore plus gênants qu’on ne l’aurait pensé

Et les gagnants sont... ERREUR 404.

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Chose promise, chose due. Mercredi soir, Donald Trump a fini par remettre sur Twitter, sa tribune favorite, ses fameux "Fake News Awards", sorte de récompenses parodiques attribuées aux médias spécialistes de "l’information bidon" par le parti républicain. Initialement prévue pour le 8 janvier, l’"événement" avait dû être reporté, faute d’organisation.

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Peut-être aurait-il mieux fait de la reporter une fois de plus, à vrai dire. Ou ne pas l’organiser du tout, tenez. Mercredi en conférence de presse, Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche, ne semblait elle-même ne pas avoir été informée de la manière dont les choses allaient se dérouler, indiquant seulement qu’une "annonce allait être faite plus tard".

À peine en ligne, le site dédié a planté, incapable de supporter l’afflux de visiteurs généré par le tweet de Donald Trump. L’erreur 404 aura tout de même eu le mérite de masquer durant un laps de temps tout un tas de choses crispantes, comme un graphisme hasardeux assorti d’un choix de termes maladroit, tels que "BLOG" pour qualifier la plateforme.

Au terme d’un suspense insoutenable, les internautes américains ont enfin pu découvrir le palmarès des médias les plus détestés de leur président (grâce à des captures d’écran, la plupart du temps). La liste présente onze articles écrits ou des vidéos défavorables à sa politique ou à sa personne. Sans surprise, on y retrouve des articles et reportages du New York Times, du Washington Post et de CNN, cibles habituelles de Donald Trump. Sur la première marche du podium ne se hisse toutefois pas un média ni un journaliste, mais l'éditorialiste et prix Nobel d’économie 2008 Paul Krugman, qui "avait affirmé le jour de la victoire écrasante historique du président Trump que l'économie ne s'en remettrait jamais, alors que le Dow Jones [indice boursier à New York, NDLR] a atteint des records".

La liste épingle également l'erreur d'un journaliste vétéran de la grande chaîne ABC, Brian Ross, qui a été suspendu pendant quatre semaines pour avoir rapporté à tort que Donald Trump avait donné pour instruction à son conseiller Michael Flynn de contacter des émissaires du Kremlin avant son élection en novembre 2016. 

Juste après la publication de cette liste, Donald Trump a tweeté : "À part certaines couvertures médiatiques très corrompues et malhonnêtes, il existe beaucoup d'excellents journalistes que je respecte et beaucoup de bonnes nouvelles dont les Américains peuvent être fiers !"

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